Beigbeder, Au secours pardon, p.57 :
"J'habite Moscou depuis un an : la Ville des Espoirs Déçus. Ici, la beauté est un sport national. La Russie est grande et ses habitants sont pauvres : leur seule distraction consiste à réciter des poèmes en marchant dans des forêts de bouleaux, ou à faire la sieste au bord de larges fleuves immobiles. Ce sont de grands pauvres comme il y a de grands bourgeois. C'est un pays où les hommes meurent tous à cinquante ans ; leurs veuves vendent des chatons à la sortie du métro. De temps en temps, une vieille meurt transpercée par une stalactite tombée d'un échafaudage. C'est assez spectaculaire, l'hiver moscovite."
Magique !
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