Jour 1 : Où l'on apprend qu'un sourire charmant, une innocence sybilline et un accent québécois peuvent nous épargner 50 euros.
Dimanche soir, Andromède doit donc prendre le train pour se rendre à Milan. Décidant qu'il serait niaiseux de se rendre à la Gare de Bercy d'où son train doit partir, lorsqu'il passe par la Gare de Lyon, qui est à côté, Andro décide donc unilatéralement de s'épargner le déplaisir de deux transfers métropolitains et se rend directement à la dite Gare de Lyon.
Bonne idée ? c'est encore à prouver ! En effet, la morale prématurée de cette histoire veut qu'il ne faut jamais se fier aux itinéraires affichés sur le site Internet de la SNCF...
Bref, je suis Gare de Lyon et j'essaie de convaincre le monsieur derrière le comptoir vitré que leur site web indique que mon train doit passer par ici et que je veux simplement réserver un siège sur le train pour lequel j'ai "implicitement" un billet... puisque sur le dit ticket n'est inscrit qu'un numéro de couchette...
Vous êtes déjà perdu ? Imaginez la face du fonctionnaire devant moi qui ne comprend rien à la subtilité de ma pensée ! Le dit fonctionnaire m'explique donc que je dois acheter un nouveau billet pour Dijon d'où je pourrai rattrapper mon train pour Milan qui y fera un arrêt. Mais, devant la non-efficacité de l'employé en question, Andromède est convaincue d'avoir raison et l'envoie un peu promener lorsqu'il suggère que je repaye 50 euros pour me rendre à Dijon.
Nonobstant les protestations énergiques du monsieur que je le laisse mariner dans son aquarium, je décide de composter mon billet et embarque dans le TGV qui doit me mener à Dijon où doit m'attendre mon train avec couchettes.
Dans son fort intérieur, il faut bien admettre qu'Andromède, à partir de ce moment, commence à être légèrement ébranlée et commence à douter de la validité de son opinion, mais pour se calmer elle se dit qu'il sera toujours temps de jouer les innocentes face au contrôleur et de payer alors les 50 euros si c'est indispensable...
Afin de démontrer sa bonne foi, elle décide donc de ne pas s'asseoir dans un siège et de rester dans l'entrer d'un wagon. L'arrivée du contrôleur déclanche donc la scène suivante :
Moi: Ah ! je suis tellement contente de vous voir ! Vous allez peut-être pouvoir m'expliquer ce qu'il se passe... Voyez-vous, j'ai acheté ce billet pour aller à Milan, avec une correspondance à Dijon, malheureusement en embarquant dans le train j'ai cherché le numéro de couchette indiqué sur mon billet, mais je me suis bien rendue compte que y'a pas de couchette ici ! Et là, ben, je sais plus trop quoi faire... (sourire navrée, yeux piteux)
Lui: Mais mademoiselle c'est que vous n'êtes pas dans le bon train !
Moi: Ah non ?! Comment ça ? (l'air franchement étonnée)
Lui: Mais la Gare de Bercy et la Gare de Lyon ce n'est pas la même chose...
Moi: Ah non ? Mais j'ai été sur Internet et...
Lui: Je sais, elles sont à côté ! Mais c'est pas grâve; attendez, je confirme que vous pourrez rattrapper votre train à Lyon, et tout sera ok pour cette fois.
Moi : Vous êtes certain ? Est-ce que vous pensez que je vais quand même pouvoir m'asseoir? Vous comprenez je ne voulais pas avoir de problème et...
Lui: Mais certainement, prenez le siège que vous voulez ! Regardez, celui-ci est innocupé...
Moi:Oh vraiment ? Merci pour toute votre aide monsieur ! (grand sourire reconnaissant, yeux émus)
Lui: Mais ce n'est rien! Bon voyage mademoiselle.
Où l'on voit l'avantage d'avoir travaillé 5 ans au service à la clientèle et, un peu aussi, de l'avoir enseigné...
Bon, je pourrais m'étendre d'avantage sur les alléas du voyage qui m'ont fait rencontrer une Dijonnaise sympatique, mais incontinente, qui voulait m'héberger chez-elle à cause de mon accent... Et sur le charmant contrôleur italien, dans le train vers Milan, qui m'a laissé embarquer malgré l'irrégularité de ma démarche, qui m'a défendue contre les attaques à ma pudeur d'un voisin de couchette trop saoûl et qui m'a indiqué mon nom version italienne, puisque Geneviève ça fait vraiment trop français ! Mais le but de ce billet est de vous parler de ma visite de Milan... la suite donc... à mon retour de l'épicerie !
Dimanche soir, Andromède doit donc prendre le train pour se rendre à Milan. Décidant qu'il serait niaiseux de se rendre à la Gare de Bercy d'où son train doit partir, lorsqu'il passe par la Gare de Lyon, qui est à côté, Andro décide donc unilatéralement de s'épargner le déplaisir de deux transfers métropolitains et se rend directement à la dite Gare de Lyon.
Bonne idée ? c'est encore à prouver ! En effet, la morale prématurée de cette histoire veut qu'il ne faut jamais se fier aux itinéraires affichés sur le site Internet de la SNCF...
Bref, je suis Gare de Lyon et j'essaie de convaincre le monsieur derrière le comptoir vitré que leur site web indique que mon train doit passer par ici et que je veux simplement réserver un siège sur le train pour lequel j'ai "implicitement" un billet... puisque sur le dit ticket n'est inscrit qu'un numéro de couchette...
Vous êtes déjà perdu ? Imaginez la face du fonctionnaire devant moi qui ne comprend rien à la subtilité de ma pensée ! Le dit fonctionnaire m'explique donc que je dois acheter un nouveau billet pour Dijon d'où je pourrai rattrapper mon train pour Milan qui y fera un arrêt. Mais, devant la non-efficacité de l'employé en question, Andromède est convaincue d'avoir raison et l'envoie un peu promener lorsqu'il suggère que je repaye 50 euros pour me rendre à Dijon.
Nonobstant les protestations énergiques du monsieur que je le laisse mariner dans son aquarium, je décide de composter mon billet et embarque dans le TGV qui doit me mener à Dijon où doit m'attendre mon train avec couchettes.
Dans son fort intérieur, il faut bien admettre qu'Andromède, à partir de ce moment, commence à être légèrement ébranlée et commence à douter de la validité de son opinion, mais pour se calmer elle se dit qu'il sera toujours temps de jouer les innocentes face au contrôleur et de payer alors les 50 euros si c'est indispensable...
Afin de démontrer sa bonne foi, elle décide donc de ne pas s'asseoir dans un siège et de rester dans l'entrer d'un wagon. L'arrivée du contrôleur déclanche donc la scène suivante :
Moi: Ah ! je suis tellement contente de vous voir ! Vous allez peut-être pouvoir m'expliquer ce qu'il se passe... Voyez-vous, j'ai acheté ce billet pour aller à Milan, avec une correspondance à Dijon, malheureusement en embarquant dans le train j'ai cherché le numéro de couchette indiqué sur mon billet, mais je me suis bien rendue compte que y'a pas de couchette ici ! Et là, ben, je sais plus trop quoi faire... (sourire navrée, yeux piteux)
Lui: Mais mademoiselle c'est que vous n'êtes pas dans le bon train !
Moi: Ah non ?! Comment ça ? (l'air franchement étonnée)
Lui: Mais la Gare de Bercy et la Gare de Lyon ce n'est pas la même chose...
Moi: Ah non ? Mais j'ai été sur Internet et...
Lui: Je sais, elles sont à côté ! Mais c'est pas grâve; attendez, je confirme que vous pourrez rattrapper votre train à Lyon, et tout sera ok pour cette fois.
Moi : Vous êtes certain ? Est-ce que vous pensez que je vais quand même pouvoir m'asseoir? Vous comprenez je ne voulais pas avoir de problème et...
Lui: Mais certainement, prenez le siège que vous voulez ! Regardez, celui-ci est innocupé...
Moi:Oh vraiment ? Merci pour toute votre aide monsieur ! (grand sourire reconnaissant, yeux émus)
Lui: Mais ce n'est rien! Bon voyage mademoiselle.
Où l'on voit l'avantage d'avoir travaillé 5 ans au service à la clientèle et, un peu aussi, de l'avoir enseigné...
Bon, je pourrais m'étendre d'avantage sur les alléas du voyage qui m'ont fait rencontrer une Dijonnaise sympatique, mais incontinente, qui voulait m'héberger chez-elle à cause de mon accent... Et sur le charmant contrôleur italien, dans le train vers Milan, qui m'a laissé embarquer malgré l'irrégularité de ma démarche, qui m'a défendue contre les attaques à ma pudeur d'un voisin de couchette trop saoûl et qui m'a indiqué mon nom version italienne, puisque Geneviève ça fait vraiment trop français ! Mais le but de ce billet est de vous parler de ma visite de Milan... la suite donc... à mon retour de l'épicerie !
1 commentaire:
hahaha! y'a rien comme les yeux de Bambi d'une mam'selle en détresse!
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