Géographiquement : à Vincennes, certainement. Aujourd'hui, deuxième journée de congée d'affilée, je voulais aller m'acheter des bas. Ce que je fis, avec autant d'enthousiasme que l'achat de bas peut en procurer... je n'ai même pas eut à aller loin, ils en vendent au Monoprix. Bon, d'accord, je l'avoue, la saison des ventes m'a fait un peu m'enflammer et je suis sortie du magasin avec des petits bas, des protèges pieds, des "collant opaque fantaisie", des "collant sans pied", des "collant sans pied fantaisie"et des "bas top fantaisie qui tient seul, ajouré". Bon j'aurai jamais assez de jambes ni de jupes pour porter tout ça, mais un à la fois ça devrait aller ! Pour ceux qui se demande ce que peuvent bien être ces bas qui "tiennent seuls" je vous dirais que c'est ce qu'on appelle chez-nous des bas mi-cuisse avec des bandes de plastique à l'intérieur qui les empêchent de tomber.
Identitairement : dans un no man's land conséquent. Vous auriez dû voir l'air de bonheur sur mon visage lorsque je suis tombée sur une librairie anglophone à Paris. J'ai pu y acheter un livre trop marrant s'intitullant :"America : A Citizen's Guide to Democracy Inaction" publié par mon nouveau héro Jon Stewart et son équipe du Daily Show. Il contient même un chapitre s'intitullant "Discover that most of what you've seen on The West Wing is total fucking bullshit". Après avoir lu le chapitre en question, ce n'est absolument pas vrai... mais le but ici est de démontrer que je me rapproche beaucoup plus des Américains que des Parisiens qui titraient cette semaine dans le journal du même nom (Le Parisien) "Sarkozi : trop à gauche ?" Le monde est fou et moi je suis l'aiguille de la boussole ne trouvant plus le Nord.
Politiquement :quand c'est rendu que je lis dans le net-Devoir que même les péquistes ne veulent plus de la souveraineté... permettez-moi de poser la question "Où s'en va-t-on ?" Ah ! c'est vrai, j'oubliais, je ne suis pas péquiste mais solidarienne ! Ouf ! j'avais oublié ...
Stylistiquement :dans un autre no man's land. Après m'être acheté des bas, il s'est mis à pleuvoir et je me suis réfugié dans un magasin de vêtements où j'ai cédé, pour la première fois depuis mon arrivée, à l'insuportable démon de la luxure vestimentaire. Je me suis acheté des trucs cool, mais dont je ne suis pas trop certaine... ça sort un peu de mon classicisme Aubainerie et Renaissance (oui oui les magasins cheap et de vêtements recyclés pour pauvres de Mtl où je m'habille habituellement). Pardon, il faut dire Vintage et Friperie, ça fait plus hype. Mais, bref, je me suis acheté du linge neuf, mais je ne suis pas certaine qu'avec mes nouveaux escarpins ça fait pas trop fuckée... Puis-je réellement porter ces collants lilas avec mes nouvelles ballerines rouges en cuir verni ? ou, genre, y'a juste Carrie Bradshaw qui peut se permette ça ? Meilleures amies où êtes-vous ????
Intérieurement : Ok, tous en choeur, vous m'accorderez que dire "oui, non, merci et auriez-vous ce modèle dans le 39" ne relève pas d'une réelle conversation. En plus, dès ma seconde parution au resto où je vais maintenant déjeuner, Julien, le garçcon de table, connaissait déjà ma commande par coeur... Bref, ça fait tellement longtemps qu'Andromède n'a pas pu avoir une vraie conversation live et en direct, sans le biais d'aucune technologie, que ses rêves nocturnes se résument maintenant à engueuler les contrôleurs du métro, engueuler Mario Dumont, engueuler les chauffards et discourir sur l'effet de la solitude chez les jeunes filles verbomotrices. Bref, avant la dernière semaine, Andro n'avait jamais réalisée à quel point la parole lui était une nature première ! En plus, je n'ai plus personne à qui expliquer ou enseigner quoi que ce soit ! Bref, je manque d'air... et je m'excuse à l'avance auprès de la première personne que je connais que je vais rencontrer face à face, parce qu'elle risque de recevoir une avalanche de paroles en plein visage ! Les premières semaines, c'était plutôt le désir de type physique qui se faisait sentir, mais là, c'est un réel besoin de conversation que je ne saurais inhiber !
Vocabulairement : je n'aurais jamais pensé cela possible, mais je crois que mon petit Robert me manque plus que toute autre chose. On sait ce que valent les logiciels de correction informatique... et je commence même à faire des fautes par paresse, parce que : pas de dico... pas de dico ! C'est qui le twit qui a instauré qu'il n'y avait pas de poids aérien pour "le matériel de sport" et pas pour le matériel culturel ?! Je pourrais transporter 51 bâtons de golf dans l'avion et ça ne me coûterait pas un sou de plus... mais des livres par exemple... hou ! attention ! Ca c'est dangeureux ! Vous comparerez une attaque au batte de baseball et une attaque aux livres d'art voire laquelle est la plus dommageable !
Bon... Andromède va aller se préparer à souper avant d'engueuler qui que se soit...
Demain, libération : travail à la bibliothèque !
Politiquement :quand c'est rendu que je lis dans le net-Devoir que même les péquistes ne veulent plus de la souveraineté... permettez-moi de poser la question "Où s'en va-t-on ?" Ah ! c'est vrai, j'oubliais, je ne suis pas péquiste mais solidarienne ! Ouf ! j'avais oublié ...
Stylistiquement :dans un autre no man's land. Après m'être acheté des bas, il s'est mis à pleuvoir et je me suis réfugié dans un magasin de vêtements où j'ai cédé, pour la première fois depuis mon arrivée, à l'insuportable démon de la luxure vestimentaire. Je me suis acheté des trucs cool, mais dont je ne suis pas trop certaine... ça sort un peu de mon classicisme Aubainerie et Renaissance (oui oui les magasins cheap et de vêtements recyclés pour pauvres de Mtl où je m'habille habituellement). Pardon, il faut dire Vintage et Friperie, ça fait plus hype. Mais, bref, je me suis acheté du linge neuf, mais je ne suis pas certaine qu'avec mes nouveaux escarpins ça fait pas trop fuckée... Puis-je réellement porter ces collants lilas avec mes nouvelles ballerines rouges en cuir verni ? ou, genre, y'a juste Carrie Bradshaw qui peut se permette ça ? Meilleures amies où êtes-vous ????
Intérieurement : Ok, tous en choeur, vous m'accorderez que dire "oui, non, merci et auriez-vous ce modèle dans le 39" ne relève pas d'une réelle conversation. En plus, dès ma seconde parution au resto où je vais maintenant déjeuner, Julien, le garçcon de table, connaissait déjà ma commande par coeur... Bref, ça fait tellement longtemps qu'Andromède n'a pas pu avoir une vraie conversation live et en direct, sans le biais d'aucune technologie, que ses rêves nocturnes se résument maintenant à engueuler les contrôleurs du métro, engueuler Mario Dumont, engueuler les chauffards et discourir sur l'effet de la solitude chez les jeunes filles verbomotrices. Bref, avant la dernière semaine, Andro n'avait jamais réalisée à quel point la parole lui était une nature première ! En plus, je n'ai plus personne à qui expliquer ou enseigner quoi que ce soit ! Bref, je manque d'air... et je m'excuse à l'avance auprès de la première personne que je connais que je vais rencontrer face à face, parce qu'elle risque de recevoir une avalanche de paroles en plein visage ! Les premières semaines, c'était plutôt le désir de type physique qui se faisait sentir, mais là, c'est un réel besoin de conversation que je ne saurais inhiber !
Vocabulairement : je n'aurais jamais pensé cela possible, mais je crois que mon petit Robert me manque plus que toute autre chose. On sait ce que valent les logiciels de correction informatique... et je commence même à faire des fautes par paresse, parce que : pas de dico... pas de dico ! C'est qui le twit qui a instauré qu'il n'y avait pas de poids aérien pour "le matériel de sport" et pas pour le matériel culturel ?! Je pourrais transporter 51 bâtons de golf dans l'avion et ça ne me coûterait pas un sou de plus... mais des livres par exemple... hou ! attention ! Ca c'est dangeureux ! Vous comparerez une attaque au batte de baseball et une attaque aux livres d'art voire laquelle est la plus dommageable !
Bon... Andromède va aller se préparer à souper avant d'engueuler qui que se soit...
Demain, libération : travail à la bibliothèque !
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