mercredi 30 mai 2007

Vérités intérieures

Parce que je reviens encore de remplir des boîtes, j'ai, une fois de plus, eut pas mal de temps pour réfléchir. Ce soir, chaque objet qui passait entre mes mains portait sa charge de souvenir. Pour chacun d'entre eux, une remembrence furtive, une impression, le rappel d'une conversation, une histoire souvent racontée. Mais toujours, ce sont toujours les objets les plus insignifiants qui portaient la plus grande dose d'émotion. Des post-it, une vieille bouteille de vin vide, mais datée et signée, un agenda du temps de l'adolescence où déjà apparaissent de grandes vérités intérieures.

Chacun de ces noms d'amies qui apparaissent page après page. Certaines perdues, mais la plus part, quel bonheur, toujours présentes. Comment ne pas s'émouvoir devant cette relique très brute lorsqu'on a l'impression que, malgré les périodes noires, la vie nous a tellement choyée, surtout en amitié. Je regarde mes mains et je sais que sur chacun de ses doigts, ces doigts qui vous écrivent, je peux compter le nom d'une amie dans ma vie depuis mes 14 ans.

Je n'en demande pas plus. Le reste c'est de l'extra, du pourboire, un bonus, parce qu'en faisant des boîtes ce soir, j'ai réalisé que mes amies sont mes racines et que sans elles je ne serais pas moi.

Merci les filles !

Il faut plus qu'une étoile pour faire une constellation...

mardi 29 mai 2007

Papillon doux

Depuis que je me suis réveillée ce matin, une comptine en provenance du fin fond de mon enfance revient inlassablement me vriller la tête. Mes Passe-Amis s'en souviendront peut-être :

"Sur le dos d'un papillon
vole, vole, vole un baiser
sur une joue
ou dans un cou
où va-t-il se poser?

Vole, vole papillon doux
Vient par ici, va par là,
le baiser papillon doux
C'est toi qui l'auras."

Nous formions une ronde et d'une manière ou d'une autre on finissait par s'embrasser. Finalement, c'était un peu comme une version soft de la bouteille, financée par le gouvernement Québécois, encouragée par les parents et pratiquée dans les garderies !

Encore, aujourd'hui, parmi toutes les sortes de baisers, le baiser papillon doux reste l'un de mes préférés. Serait-ce justement parce qu'il me rappelle l'enfance, la petite enfance, celle qui se rapproche tant de la naissance? Lorsqu'on les donne, c'est à nu, avec comme seule carapace notre épiderme, car un baiser dont les racines plongent dans l'enfance ne peut nous laisser que sans défense.

Les baisers papillons, ces baisers furtifs, si doux, éblouissant de fragilité, surtout lorsqu'ils sont volés. Les baisers papillons, ceux que l'on ne peut éviter, qui courent sur la peau et qui s'impriment sur l'âme.

Ces baisers échangés du bout des lèvres, brûlants, énergivores, bio-conducteurs. Ces baisers où l'on voudrait tellement joindre les mains à la parole... mais qui doivent rester chastes sous peine de devenir... des french kiss.

Les baisers papillons, ceux que l'on donne au creux du poignet pour remonter jusqu'au creux du coude. Ceux que l'on fait au creux du genou et qui grimpent jusque sous la fesse. Le baiser papillon vient rarement seul, cependant si c'est le cas, il se fait sur les lèvres et peut être plus appuyé pour laisser le temps aux papillons des deux estomacs impliqués de se rencontrer et de s'échanger au moyen du baiser. Parfois, même, afin de s'assurer de la bonne transmission des papillons, on peut aussi furtivement y joindre la langue, mais vraiment furtivement, sinon vous vous retrouverez avec un grief sur le dos de la part du très syndical french kiss.

Hum...

Je peux difficilement penser aux baisers papillons sans que me revienne obligatoirement en tête une de mes chanson préférée. N'ayant pas encore compris toutes les fonctionnalités techniques de ce blog, je peux difficilement la mettre en ligne, mais voici tout de même les paroles:

Papillons chrysanthèmes

Ta langue dans ma bouche
Ma langue dans la tienne
Nos corps sous la douche
Que plus rien ne tienne
Faire que tout bascule
Jusque fin tendre vienne
Douceur crépuscule
Papillons chrysanthèmes
Chrysanthèmes tentent mes doigts

Dans tout univers
Merveilles sucrées
Nous tournent à l'envers
D'un sexe salé
Ventre du dragon
Désirs chauds, que vienne
La libération
Papillons chrysanthèmes
Chrysanthèmes tentent mes doigts

L'attente que l'on touche
Ce monde sans gêne
L'ivresse qu'on enfourche
Explosion soudaine
Plaisirs sans le doute
Que l'on se revienne
Pour suivre la route
Des papillons chrysanthèmes
Chrysanthèmes tentent mes doigts

(Mara Tremblay)

Qu'ajouter de plus après cela?
Je crois qu'elle vient de tout dire sur les possibilités anamorphiques du papillon.

Il ne me reste donc plus qu'à déclarer ce 29 mai Journée officielle de nos amis ailés !

Bonne fête Papillon !

lundi 28 mai 2007

Dans une vie parallèle...

Faire des boîtes est une activité très zen finalement.
Il suffit de se mettre en mode Efficacité maximum et tout se passe très bien !
C'est comme un problème de mathématiques tridimensionnel. Combien de petits cubes rentrent dans le gros cube. Tout en faisant attention à ne pas dépasser le poids maximum. Ma balance intégrée m'indique que lorsque je ne peux plus soulever la boîte sans grimacer, il est temps d'arrêter de la remplir et qu'un déménageur la qualifiera de... moyenne.
Bilan de ma soirée: huit boîtes, une belle conversation et des épices, des épices et encore des épices.

Au programme demain: chronique, aide aux devoirs, boîtes et, peut-être encore, chronique.

Andromède commence à prendre goût à ce nouveau sport ! (Ben quoi ? Y'a des muscles dans les doigts... et je me tiens assise quand j'écris... et je marche pour me resservir du café !)

Mon héroïne préférée

Ces petites choses qui font une journée, ces petites choses qui font une semaine, une vie.

Mercredi dernier j'ai marché pour aller travailler. Finalement, une heure de marche seulement. Je suis quand même arrivée crevée à l'école où je fais l'aide aux devoirs. Puis, prendre l'autobus pour revenir chez-moi, grâce à l'heure de pointe. Une fois à la maison, préparer mon cours de français que je donne le soir-même. Remarcher une heure pour aller donner le cours. Et rentrer en taxi parce que, vraiment, là, je n'en peux plus...

Le lendemain, aller travailler en taxi parce que mes pieds vont se détacher de mon corps si je marche encore plus de 15 minutes dessus. Encore une fois, grâce à l'heure de pointe, reprendre l'autobus, et cette fois, me rendre chez ma mère.

Sur la rue Bernard, acheter une trotinette, parce que bientôt c'est mon porte-feuille qui n'en pourra plus. Ça changera le mal de place. Mais surtout, le pur éclat de joie enfantine dans les yeux de ma mère lorsqu'elle essaie ma trotinette dans son corridor. À ce prix là, je m'en racheterais une par semaine pour revoir cette étincelle si rare !

Chez ma mère, faire des boîtes, des boîtes et encore des boîtes, afin de préparer son déménagement prochain. C'est long 25 ans à mettre en boîte. Surtout lorsqu'on s'attarde aux petits pyjamas, aux petites robes, aux porte-bébés conservés en parfait état toutes ces années. Surtout lorsqu'on tombe sur la lettre écrite par son père à sa mère avant sa naissance pour lui dire qu'il ne sera plus jamais dans sa vie, ni dans la mienne.

Cette lettre, comme une bombe reçue sur la gueule. Comme un père reçu sur la gueule. Avoir l'impression que ma mère l'a couvert toutes ces années. Pour ne pas que j'aie de lui une image fausse, négative. Et pourtant... Jusqu'ici je dois dire que je ne comprenais pas son choix, mais je lui gardais quand même un certain respect à ce père mytiquement absent. Après avoir lu cette lettre, j'aurais plutôt envie de lui tordre le cou à retardement. De l'abattre de coups et d'envoyer mes amis imaginaires lui casser les jambes.

Cette lettre, cette lâcheté mise à jour.
Définitivement, ma vie n'est pas un roman.
Mais l'idée de ma mère, seule à l'été 79, rassemblant toutes ses forces pour que son bébé grandisse, pour mettre au monde son enfant, jurer de le protéger, et de l'aimer, l'aimer, l'aimer.
Ma mère est une héroïne de roman.
Et mon héroïne préférée.
Parce qu'elle m'a mise au monde, parce qu'elle m'a protégée comme une lionne ses petits, parce qu'elle m'a aimé comme une force de la nature et qu'elle continue de le faire aujourd'hui.
Ma vie est peuplée d'héroïnes. Fantasque, chaque fois que je lis un bon livre, je fais une place dans mon coeur pour ses femmes imaginaires. Mais parmi toutes les Angélique, les Sissi, les Adélaïde, les Fanfan, les Édith, les Margot, parmi toutes ces femmes, ou ces idées de femmes, ma mère reste mon héroïne préférée.

Si, jusqu'à aujourd'hui, il ne m'a rien donné, il m'aura au moins donné cela: son absence, qui m'aura permis de sentir jusque dans ma chair la qualité de ma mère, la qualité de cette femme qui a souvent marché seule, mais qui a toujours marché fière.

Comme je disais : ces petites choses qui font une journée, c'est petites choses qui font une semaine... ou une vie.

mardi 22 mai 2007

Moyens de locomotions...

Aussi chanceuse que plusieurs Montréalais, je devrai aujourd'hui me rendre au travail à pied. Sincèrement, ça m'effraie un peu car je dois marcher une distance équivalente à celle entre le métro Préfontaine et le métro Langelier... Ce qui devrait se résumer en 2 heures ! Et si ça m'en prend deux pour me rendre et deux pour revenir, j'aurai fait quatre heures de voyagement pour 2h15 de travail! C'est quand même un peu ridicule non? Je pensais donc trouver un moyen de locomotion alternatif.

Malheureusement, au courant de l'été passé, ma bicyclette s'est mise à faire corps avec la clotûre la soutenant. Vous pouvez imaginer que les mauvaises herbes ayant repoussées entre les filons de la chaîne rouillée et la roue arrière formant un magnifique angle de 90 degré n'ont rien amélioré à son état. Mon vélo ressemble donc d'avantage à une oeuvre d'art moderne vachement conceptuelle plutôt qu'à un moyen de déplacement.

Ensuite, illumination ! J'ai pensé à m'acheter une trotinette ! Seulement, ma meilleure amie m'a fait réaliser que si je réduisais mon temps de déplacement de moitié je risquerais surtout de me prendre une de ses crampe dans les jambes !

En effet, Andromède doit admettre qu'elle est à des années lumières d'une quelconque qualification sportive. Dans sa préhistoire Andromède a longtemps enchaîné fouettés, pirouettes et entrechats... mais depuis une bonne décennie : plus rien ! C'est un désert sportif dans la vie d'Andromède, surtout si l'on exclue les 30 longueurs qu'elle a aditionnées le mois dernier dans une piscine publique, mais ne vous en faites pas, c'était un égarement qui ne se reproduira plus!

Alors, que faire, que faire ? L'idée de m'acheter un nouveau vélo m'a effleurée, cependant considérant que le précédent a servi trois fois avant de végéter trois ans contre une clotûre... c'est un pensez-y-bien financier !

J'en reviens donc toujours à me dire que la téléportation reste la meilleure solution, malheureusement mon Pod Téléport TM est hors service. Quelqu'un pourrait me prêter le sien? Vous auriez la reconnaissance éternelle d'Andromède à qui vous éviteriez l'internissable honte de devenir pro-patronat! Car n'en doutez pas, l'idée de marcher 4 heures par jour pour le restant de la semaine enrage déjà pas mal Andromède qui ne pense pas pouvoir retenir sa mauvaise foi encore longtemps!

dimanche 20 mai 2007

En premier lieu

Ok, résumons: D'abord il y a eu le big bang... puis la lumière fut !

Ou l'inverse...

Enfin, l'important c'est de naître !

J'ai donc branché mon ordi ce matin sans savoir ce qui m'attendait... et me voici finalement, quelques heures plus tard, avec une nouvelle identité virtuelle et une présence dans la blogosphère : wow !

Si seulement demain n'était pas un congé férié... je poursuiverais mes conquêtes !

Mais pour l'instant, Andromède vous souhaite simplement la bienvenue dans ses Chroniques perséïdes ... et bonne fête des Patriotes.