dimanche 29 juillet 2007

Tuer le temps

Tuer le temps avant l'arrivée de Persée.
Regarder les journées défilées,
Ecouter des Smallville comme une forcenée,
Balayer, mopper les tuiles du plancher,
Laver du linge, le faire sécher,
Relire un roman adoré.

Et attendre, attendre Persée...

Dormir le temps, pour le faire passer,
Prendre un bain, lire un Vogue enchanté,
Encore et toujours me faire à manger,
Appliquer des crèmes, me dévisager,
Beaucoup naviguer, légèrement ennuyée.

Et attendre, attendre Persée...

M'asseoir, essayer de travailler,
Me relever, incapable de me concentrer,
Voir une exposition, aller marcher,
En revenir, complètement allumée !

Et attendre, attendre Persée...

Faire la vaisselle, me ramasser,
Me coucher tôt juste pour rêver,
Compter les heures une fois levée.

Attendre, attendre Persée...

Dix fois par jour me changer,
Trouver comment m'habiller...

... pour son arrivée, attendre Persée.

Imaginer sans fin le premier baiser.

Attendre Persée.

jeudi 26 juillet 2007

Andromède féministe

Aujourd'hui Andromède a terminé ses recherches à la Bibliothèque des arts décoratifs. Et, sincèrement, elle aurait préférée que se soit sur une autre note...

Le dernier livre que j'ai tenu dans mes mains m'a donné de tels frissons de dégoûts que je souhaiterais presque qu'il n'ait pas croisé mon regard.

Pour vous mettre un peu dans le contexte, je travaille sur l'évolution de la représentation des femmes dans l'oeuvre de Georges de Feure. Ainsi donc, les bouquins concernant les femmes françaises au tournant du siècle dernier sont pour moi une mine de renseignements indispensable. Depuis mon arrivée à la bibliothèque, j'ai découvert une série d'écrits d'un auteur nommé Octave Uzanne. Celui-ci s'est beaucoup intéressé aux différents aspects de la vie féminine au XIXe siècle et, jusqu'à aujourd'hui, il m'était infiniment sympatique.

J'arrivais facilement à remettre dans le contexte la teneur de son discours et le trouvais passablement brillant lorsqu'il écrivait des choses telle que : "Le vêtement des femmes a presque toujours subi les mêmes variations que leur vertu". Dernièrement, il m'avait même profondément émue, lorsqu'en 1894 il avait pris le parti d'accuser le pouvoir étatique masculin de bien peu se soucier des conditions de vie des ouvrières parisiennes et d'ainsi forcer les femmes à la prostitution en n'exigeant pas une rétribution minimale et honorable pour leur travail.

Aujourd'hui, c'est donc avec plaisir que je retournais me plonger dans La Femme à Paris, nos contemporaines; notes successives sur les Parisiennes de ce temps dans leur divers milieux, états et conditions. Le chapitre qui devait retenir mon attention portait sur les femmes artistes : littérateures, actrices, danseuses. Oui, oui, vous avez bien lu : littérateures. Qui s'adonne à la littérature, pas écrivaines, non. Parce que pour être écrivain, il faut du génie. Et il est bien connu que les femmes en sont dépourvues. Seuls les hommes ont accès au génie, car pour être génial il faut pouvoir vivre dans la solitude, ce qu'une femme ne saurait faire puisque sa survie dépend en tout temps des autres, que se soit parce qu'elle est mère de, fille de ou femme de.

Et les exemples que la littérature passée nous a fourni? Mme de Scudéry était une vérue dans l'histoire littéraire, Mme de Sévigné n'écrivait que des lettres, Mme de Lafayette se faisait dicter par le duc de La Rochefoucauld et George Sand, lorsqu'elle avait du génie, le volait à Chopin ou à Musset. En effet, il est de notoriété publique que lorsqu'une femme se met à réfléchir et à argumenter, elle devient un homme et perd son sexe... La preuve, tous les écrivains vivant avec des littérateures étaient soit poussés au suicide par celles-ci ou deveniennent invertis.

La preuve ultime que la femme ne pouvait atteindre au génie ou le volait le cas échéant : y en avait-il une seule pour compétitionner avec Michel-Ange, Mozart ou Darwin ?

Je pense que c'est ce dernier argument qui m'a achevé. Parce que je me rappelle ma mère me racontant que, dans les années 60 au Québec, c'était ce genre de discours qu'on servait aux femmes : "S'il y avait des génies femmes ça se saurait !"

Je m'arrête un instant. MA MERE. Pas une arrière-bisaïlleul, pas ma grand mère, non, ma mère. Creusez un peu au tour de vous. Elle ne date pas de Mathusalem ma maman, non non, c'est juste une babyboomer qui a récité le Chapelet en famille avant d'écouter du Léo Ferré.
Ma mère, et probablement celle de Persée, et probablement la vôtre aussi, qui a vécu à une époque où les femmes étaient certainement moins intelligentes que les hommes, puisque si elles l'étaient autant ça se saurait !

Et après ça, je dois endurer les filles de ma génération qui disent que les féministes sont des femmes frustrées qui polarisent la situation hommes/femmes et qu'à force de revendications on va finir par émasculer les hommes. Ca ne leur suffit pas que l'humanité leur ait déniée une âme jusqu'à dernièrement ? Ca ne leur suffit pas d'avoir des droits légaux depuis à peine 40 ans au Québec ? Ca ne leur suffit pas que la bataille de nos mères reste encore à être menée dans 90% des pays de la planète?

Ont-elles oublié qu'on excise encore aujourd'hui ? Ont-elles oublié les infanticides des filles dans les pays où l'on régule les naissances ? Ont-elles oublié que le gouvernement québécois à réglé CETTE ANNEE l'écart salarial entre ses employés masculins et féminins ?

Savent-elles qu'au Québec des groupes masculinistes prennent en otage le système de justice et obligent des femmes à taire leur opinion sous peine d'être poursuivie en Cour ? Savent-elles que la Cour suprême des Etats-Unis a dernièrement légiféré pour l'illégalité des avortements tardifs? Savent-elles que les trois grandes religions monothéistes de la planète prônent la soumission des femmes à leur mari ?

Réalisent-elles la précarité de la situation ?

Personnellement, je pense qu'après 20000 ans de domination, l'homme occidental va être capable de passer à travers une petite crise d'identité à l'aube du 21e siècle... et que ce n'est certainement pas à nous d'abandonner une tâche à peine commencée par peur d'en traumatiser quelques uns.

Je sais pas pour vous, mais pour moi, le clitoris d'une québécoise vaut le clitoris d'une somalienne et tant qu'il sera impur pour une iranienne de montrer ses cheveux, je prendrai bien soin que ma future fille n'oublie pas la lutte de ses grand-mères pour le droit à la contraception, à l'avortement et surtout à un cerveau génial !

Pourquoi je suis féministe ce soir?
Pour ça ! Pour que mon cerveau est le droit d'être aussi génial que celui d'un homme si ça lui chante !

mercredi 25 juillet 2007

Sur une note beaucoup moins rigolotte

En naviguant sur Facebook, je suis tombé sur un groupe de mon ancienne école secondaire Pierre-Laporte. En lisant les messages laissés sur le board par les anciens étudiants, je suis tombé sur une nouvelle qui me laisse encore toute bouleversée. Non, non, personne n'est mort... mais c'est presque pire...

On y parlait de mon ancien orienteur du secondaire, qui aurait plaidé coupable à des accusations portées contre lui. Il parrait que le jour de son procès la salle était remplie de collègues et d'anciens élèves venus pour le soutenir dans cette épreuve difficile. Et qu'à la consternation générale, il a plaidé coupable. Le message ne mentionnait pas de quelles accusations il s'agissait.

Curieuse, je l'ai googlé. J'ai trouvé un fait divers dans un webzine qui parlait d'accusations d'attouchements sexuels sur une mineure de moins de 14 ans.

Je suis vraiment consternée.

De mon bref passage à Pierre-Laporte, Stéphane était un des meilleurs souvenirs que j'en gardais. Je me rappelle de cet orienteur de qui la porte était vraiment TOUJOURS ouverte si on voulait venir lui parler. Me cherchant beaucoup pendant ma dernière année de secondaire, je me rappelle avoir passée plusieurs périodes dans son bureau à essayer de savoir ce que je voulais faire de ma vie à part la ballerine et la Course destination monde. Il m'écoutait toujours patiemment et m'a indiqué des voies que je ne soupçonnais pas, qui sont un peu le résultat de ce que je suis aujourd'hui. Bref, il m'a montré qu'il y avait une vie après la danse. Et, à l'époque, ce fut crucial pour moi.

Et aujourd'hui, ça.

Mais qu'est-ce qui a bien pu se passer pour le détraquer ? Je veux dire, on attouche pas une adolescente de 13-14 ans comme ça du jour au lendemain ! Il faut qu'il y ait une fuse qui saute, quelque chose ! Qu'est-ce qui peut se passer dans la tête d'un homme de 45 ans pour qu'il pose un geste pareil ???

Il n'avait aucun antécédant, et aujourd'hui, il est en prison. Et on sait ce qu'ils leur font en prison à ces "child molester"...
Andromède en perd son français...

Et est-ce que c'est correct après toutes ces années de vouloir conserver mon souvenir intact?
Est-ce que c'est normal qu'au fond de moi je ne trouve pas de dégoût, juste de l'incompréhension?
Je veux dire, ce n'est pas censé être un truc pathologique ?? Un mal grâvé au fond de l'âme ??
Et est-ce qu'il peut y avoir des situations atténuantes ?
Moins de 14 ans bordel !!! Qu'est-ce qui peut atténué ça !?

Ce soir, Andromède a mal à son humanité...
Séléné, quand tu liras ça, écris-moi, ok ?

R.I.P.

C'est le coeur très gros qu'Andromède vous annonce la mort définitive de Grandes Marguerites.
De toute évidence, elles n'auront pas survécues à leur abandon lors de mon voyage à Milan.
Elles sont maintenant au paradis des fleurs oubliées au soleil sur le bord de la fenêtre...


Logique Andromédienne

Ce soir, Andromède avait envie d'un steak.
Vous savez, un de ces trucs succulent qui fait un pouce d'épais...

Alors, je décide de sortir et de me payer le resto. Après tout, je suis restée sagement à la maison aujourd'hui pendant qu'on installait la nouvelle chaudière à eau chaude dans l'appartement. J'ai même réussi à travailler sur un des six résumé analytique que je dois écrire pour septembre et j'ai pondu deux chapitres de roman.

En toute logique, Andro méritait donc son méga steak... on en conviendra tous !

En me baladant dans Vincennes, je regarde donc tranquillement les menus des restos et arrive à la conclusion que je ne m'en tirerai pas en bas de 20 euros si je suis mon impulsion...

Admirons donc maintenant l'infernal esprit d'Andromède : Nous la voyons ici rentrer au McDo, payer 6euros pour un trio BigMac. Elle ressort ensuite et s'arrête devant une vitrine. Faites-vous le même calcul qu'elle ?

Et oui, les 14 euros économisés se transforment en l'espace d'un moment en magnifiques ballerines dignent de Dorothée. Admirez plutôt :


Elles sont super chouettes non ?

Qui sait, si je claque les talons je me rendrai peut-être au merveilleux pays d'Oz !

lundi 23 juillet 2007

En attendant l'eau chaude... (iconographie impressionniste)

Finalement, il semblerait qu'Andro aie retrouvé un certain sens de l'humour...

En vous écrivant mon dernier billet j'ai pensé à ça :




Degas s'est beaucoup intéressé au phénomène lui aussi...
Bon, dans son temps, c'était la norme... mais quand même, Andro en est réconfortée !




Comme quoi, même en se désespérant pour une douche, l'historienne de l'art n'est jamais trop loin !

En attendant l'eau chaude...

Depuis son retour de Milan, mercredi soir, Andro n'a plus d'eau chaude.

Si ça pouvait être amusant au début de jouer à Paris XIXe siècle, pourtant, depuis aujourd'hui, c'était moins drôle.
Suite à la visite du réparateur j'ai appris que le proprio en aurait probablement encore pour 500 Euros à débourser... et, mon contact à Paris essayant d'obtenir une contre-expertise, je pouvais encore avoir à faire bouillir de l'eau pour quelques jours.
Ben oui, semble-t-il qu'Andromède ait la bizarre habitude de se laver souvent en été, quelle idée vraiment !

Après un premier essai de douche froide, que je me suis jurer de ne jamais récidiver, j'avais donc pris mon parti de négliger le compte d'électricité et d'utiliser la bouilloire électrique autant que j'en aurais besoin !
Mais, il semblerait que je tienne à mon confort post-moderne ! Et qu'une bouilloire ne sache satisfaire à cette exigence...

Après avoir essayer de me changer les esprits toute la journée à coup de Vogue London et de Smallville j'en étais encore à ruminer mon mécontentement. Incapable d'atteindre mes sphères habituelles de réflexion, mon esprit restait à raz les paquerettes et j'enrageais de ne même pas être capable de même vous écrire un petit billet rigolo... Non, il semblerait qu'il faut qu'Andro se sente propre pour ça !

C'est donc avec un réel soulagement que j'ai accepté la proposition de mon proprio qui va me réserver dès demain une chambre dans un des deux petits hôtels adjacent à mon chez-moi.
L'idée me fait quand même tout drôle, mais la simple pensée d'une bonne douche chaude me permets d'envisager les prochains jours plus serènement...
Et qui sait, lorsque tous les besoins de base d'Andromède seront comblés, peut-être qu'elle retrouvera sa verve littéraire et qu'elle aura alors l'inspiration un peu moins terre à terre.

D'ici là, je rebaptise unilatéralement ces non-chroniques "En attendant l'eau chaude..." !

dimanche 22 juillet 2007

Lu

Harry Potter... le dernier.
Dans un record personnel de 36 heures en en incluant 8 de dodo et au moins 1 totale de nutrition...

Andromède est heureuse...
C'était tout à fait satisfaisant !
Elle s'est même trouvé un homonyme dans la maman de Thonks !

Enfin...
Je vais pouvoir recommencer à vivre !
J'ai réussi l'absurde record d'engueuler deux fois Persée en 24 heures parce qu'il avait eu l'idée saugrenue d'appeler prendre de mes nouvelles alors que... JE LISAIS HARRY POTTER !!!

Je pense que j'étais légèrement déphasée...
Mon appart aurait pu brûler et j'aurais simplement été ennuyée de devoir évacuer en plein milieu d'un chapitre !
C'est une vraie drogue ce truc !

Maintenant, je vais dormir ...
La suite des aventures d'Andromède, demain.

Andro... qui doit avoir des flamèches qui lui sortent par les oreilles !

vendredi 20 juillet 2007

Mis à jour

Les deux liens sous Planète Intello (à la gauche de votre écran).

Sous élections américaines 2008 vous trouverez un article concernant les Démocrates et la religion. Dans un pays où 95% de la population dis croire en un "Être Suprême" (pour paraphraser Robespierre) ... il devient en effet nécessaire de connaître la position d'un groupe politique qui évite habituellement le sujet, mais qui, cette fois-ci, a les deux mains dedans ! (si vous me permettez l'expression !)

Sous J'ai lu dans le Time que... une entrevue intéressante sur le phénomène Facebook, avec son jeune créateur Mark Zuckerberg (23 ans!). Lorsque l'on sait que plus de 150000 nouveaux utilisateurs s'inscrivent chaque jour et qu'entre 10 et 15 % de la population canadienne est déjà inscrite, c'est très pertinent d'en apprendre un peu plus sur un site qui voit d'ailleurs Andromède à peu près à tous les jours !

Bonne lecture !

Genoveffa a Milano (... suite)

Bonjour groupe de lecteurs adorés,
Hier, Andromède vous promettait la suite de ses aventures milanaises dès son retour de l'épicerie. Ce qui n'a pas eut lieu. La suite, je veux dire, parce que l'épicerie, elle, j'en suis bien revenue ! Comme depuis ce moment Andro a eut l'occasion de raconter son voyage en intégral à Persée et Cassiopée... l'envie est comme passée à Andro de le raconter encore une troisième fois!
Mais ce n'est pas l'ennuie qui va l'arrêter ! Oh non ! Vous vous méritez donc une version illustrée du dit voyage... Blogger n'a pas encore toutes les fonctionnalités souhaitées pour vous faire un vrai photo-reportage, mais avec votre indulgence je vais tout de même m'y essayer in extremis!

On reprend donc où on était rendu :

Débarquée du train à 5h30, mal réveillée et en manque de café, la première expérience milanaise d'Andromède sera de réaliser que les Milanais sont généralement des lève-tard... En effet, quelle idée saugrenue de vouloir boire un cappucino à 6h du mat ! Sur les horaires affichés, je crois comprendre qu'ils n'ouvriront pas leur porte avant deux bonnes heures si ce n'est pas trois.

Je me résigne donc à aller réveiller ma copine Marianne à une heure saugrenue, et après un épisode de gesticulation intense devant la madame du kiosque à journaux, je réussis à acquérir une "carto pour le téléphono publico".
Je tiens à te rappeler ici, cher lecteur, que ma connaissance de l'italien est nulle. Pas "nulle" dans le sens "pas bonne", "nulle" dans le sens de "inexistante". Avec son 4 heures de sommeil dans le corps, Andro ne pense pas encore à utiliser l'anglais, elle n'a que l'instinct de rajouter quelques O et quelques A à la fin de son français et l'esprit de ne pas sortir les quelques mots d'allemand qu'elle connait et qui, bizarrement, surgissent dans son esprit. Bref, elle n'est pas grosse dans ses souliers. Mais tout va mieux aller dans quelques minutes.

En effet, après avoir réveiller Marianne et avoir pu déposer mon sac à dos, je suis arrivée à me sentir sereine à nouveau après l'injection d'un café. Marianne m'a donc expliqué les fonctionnalités de base de la ville, carte, tram, métro et kit de vocabulaire italien de survie. On m'a planifié ma journée et ça y est je suis partie à la conquête de Milan !

Premier arrêt : le Duomo !
Dès la sortie du métro, il nous arrive en plein visage ! J'étais assez impressionnée étant donné que c'était la première cathédrale de style gothique flamboyant que j'avais la chance de voir ! Bon, vous remarquerez les deux immenses panneaux qui le défigure, c'est qu'il y a restauration en cours...

Malheureusement, lorsque j'ai voulu y entrer, j'ai littérallement été refoulée à la porte parce que mes épaules étaient découvertes... Bon, je peux comprendre le principe... mais c'est quand même assez bizarre, tu ne peux y entrer les épaules découvertes, cependant, à l'intérieur, on y vend de tout et n'importe quoi... rien dans les Ecritures sur l'indécence des épaules, pourtant, je suis certaine de me rappeler un épisode où Jésus chasse les marchands du temple... anyway, c'était pas le temps de m'obstiner sur le fondement théologique de leur règlement...

J'en ai donc profité pour regarder l'architecture extérieure en détail, qui est assez débile merci ! On ne dit pas gothique FLAMBOYANT pour rien! J'ai particulièrement aimé le vitrail que vous pouvez voir dans la photo de droite. L'illusion de mouvement créer dans le design de la rosace m'a vraiment frappé, je n'avais jamais rien vu de tel !
Puis, finalement, en me promenant dans les rues avoisinantes j'ai réussie à me dégotter un H&M où j'ai pu acheter un foulard léger pour couvrir l'impudeur démoniaque de mes épaules pécheresses...
Une fois rendue à l'intérieur le spectacle était d'ailleur assez drôle... Des madames avec des nappes sur le dos et des mamans affublées de linges où bébé avait probablement déjà bavé ! Il ne faut jamais sous-estimé l'ingéniosité du touriste déterminé... Vous m'excuserez, je suis peut-être une suppôt de satan moi-même, mais au moins j'ai la classe nécessaire pour ne pas utiliser un appareil photo muni d'un flash dans un édifice dédié au culte... et pas de flash, pas de photos, parce que c'est sombre en ti-pépère leur affaire !

Ok, on continue la visite... ici vous ne verrez pas Andromède, puis qu'elle est derrière la caméra, mais elle vous a déjà parlé de sa phobie de toutes les bibittes plus petites qu'un chat...
Alors imaginez mon choc lorsque quelqu'un a saisie ma main de force pour y mette des graines de maïs, sans me demander mon opinion, et qu'une foule de pigeons se sont garochés sur moi pour les manger ! Bon, ça fait une belle photo, mais j'ai littéralement envoyé promener Banjo (nom fictif) lorsqu'il m'a exigé 5 euros pour ces douze graines de popcorn infantiles! Je lui en ai donné 2 et j'ai passé la demi-heure suivante à la recherche d'une toilette où me laver les mains. Je ne sais pas à quoi ils pensent mais, moi on m'a élevée en me disant de ne JAMAIS toucher aux pigeons parce qu'ils transportaient plein de maladies dégueulasses lorsqu'ils ne sont pas responsable des épidémies de peste bubonique... bon, je confonds peut-être avec les rats, mais selon moi ils sont du même acabit ! Simplement ailé plutôt que rongeur... Et devinez où Andro a pu se débarasser de tous ces miasmes ? Au paradis du touriste, bien sûr : le MacDo du coin !

Bon, on passe rapidement sur ma visite au musée de la Scala, c'était rempli de portraits d'inconnus lyriques et d'artéfacts divers et bizarres de la vie de Verdi... une mèche de cheveux, un mouchoir... ce genre de truc. En m'y rendant, j'ai quand même emprumpté la très impressionnante Gallerie Vittorio Emanuelle. Que vous pouvez voir ici à côté du Duomo (c'est le truc gigantesque en forme d'arc de triomphe).

En revenant de ma visite de la Scala, (la salle est quand même quelque chose à voir !) j'ai eu la très saugrenue idée de m'arrêter dans un des restaurants de la superbe galerie pour manger un morceau. Est-ce le sourire charmant de la jeune placière ou son empressement à me parler anglais, allez savoir mais, bref, je me suis retrouvée à dépenser la somme astronomique de 17 euros pour un sandwich et un coca ! Bon, c'est ce qui arrive lorsqu'on choisit la facilité, me suis-je philosphiquement dit, en déposant le billet de 20 euros sur la table et en partant sans attendre mon change... Ca m'apprendra !

Ensuite, direction Château Sforza. Déjà, le nom m'attirait, Fiora (mon héroïne florentine fictive préférée) ayant déjà rencontré Catarina Sforza, une princesse milanaise ayant épousé un neveu du pape Sixte qqchose, celui qui a fait construire la dite Chapelle Sixtine à Rome... mais je m'éloigne ! Donc, pour résumer, les Sforza font parti de ma bibliothèque imaginaire et c'était avec plaisir que j'allais les visiter ! Cependant, je n'avais pas pensé qu'on était lundi et qu'il y a une règle non écrite dans la muséologie qui veut que si Dieu se soit reposé le septième jour, eux, ils font mieux, et débutent la semaine par une journée de congé. Donc, clarifions : 99% des musées sur terre sont fermés le lundi !

C'est donc la mort dans l'âme que je me suis promenée dans les jardins du château avant d'atterrir dans le superbe parc Sempione qui s'étend sur 47 hectares derrière le château ; parc qui était auparavant le terrain de chasse de mes Ducs milanais favoris. (Sincèrement je n'ai aucune idée de la grandeur d'un hectare mais c'est ce qui est écrit dans mon guide...)
Donc, après y avoir errée quelques heures en cherchant l'ombre pour protéger ma nordique peau à la blancheur d'albâtre... Bon, j'exagère, je suis juste pas encore bronzée, et mon teint ne se rapproche en rien de ce qui peut être qualifié de blanc... mais ça faisait joli comme formule, alors je la laisse !
Donc après avoir fuit les coups de soleil d'arbre en arbre, je suis arrivée à l'Arc de la Paix. Un chef d'oeuvre néoclassique milanais. A l'origine construite pour célébrer la victoire de Napoléon en 1807 (Napo avait une fâcheuse tendance à semer les arcs de triomphe sur son passage), l'Arc a donc été renommée de la Paix, une fois l'Empire de celui-ci effondré, ce qui arrive vers 1814-1815 si ma mémoire est bonne.
(Petite réflexion à moi-même : se serait si pratique que les empires conquérant puissent s'effondrer à la même vitesse aujourd'hui...) Mais, encore une fois, je m'éloigne...

Finalement, comme il me restait encore quelques heures à tuer avant l'heure bénie de mon rendez-vous avec ma copine Marianne, je suis retournée à la gare où j'ai pu m'acheter le Vogue Paris et le Time version british. C'est donc en intercalant les articles sérieux aux articles futiles que je me suis rendue à la fin de l'après-midi. Avec, avouons-le, une préférence pour les articles portant sur Valentino, Ibiza et les méga-yatchs ! Après tant de jubilation visuelle, comment ne pas succomber à l'appel de la fashionnista en moi ? Je suis à Milan après tout et je dois me récompenser de ne pas avoir mis les pieds ni chez Prada, ni chez Versace, ni chez D&G ! C'est donc dans mes petites boutiques où, comme dit Beigbeder "les bimbos bon-marchées savent quand même mieux se saper que les friquées", que j'ai été terminer ma journée ! Ce qui me permit d'arriver détendue et heureuse chez ma copine pour l'heure du souper.

Marianne et son copain P-A m'ont alors fait découvrir le Milan que je n'avais pu voir. Celui extrèmement sympatique de la jeunesse milanaise. Nous avons donc été boire des Mojitos bien frais et profiter du buffet inclus avec le drink (!) dans une cour intérieure. Avant d'attaquer une pizza hallucinante et des gellato paradisiaques ! Nous avons ensuite commandé des drinks farfelus (pour moi un gin-tonic-orange aux proportions inversées !) que nous avons bu dans la rue avant de nous poser près du parvis d'une église, parmi les ruines, les tamtam et les jongleurs de feu ! Lors de l'apperitivo, une copine québécoise de Marianne, Myriam, était venu nous rejoindre et c'est avec plaisir que j'ai appris que sa principale passion dans la vie était les souliers et qu'elle était à Milan afin de les étudier pour ensuite pouvoir les créer ! J'étais aux anges!

Et pour te récompenser, cher lecteur, d'avoir suivit les aventures d'Andromède jusqu'au bout de sa première journée milanaise, je t'offre quelque chose de rare, une photo avec des gens dessus ! Profites-en bien car elles se font rares ! Voici donc Marianne, P-A et Andromède, photographiés avec leur drink déambulatoires, par Myriam la passionnée des souliers !

n.b. Il est toujours possible de cliquer sur les photos pour les agrandir !

jeudi 19 juillet 2007

Genoveffa a Milano

Jour 1 : Où l'on apprend qu'un sourire charmant, une innocence sybilline et un accent québécois peuvent nous épargner 50 euros.

Dimanche soir, Andromède doit donc prendre le train pour se rendre à Milan. Décidant qu'il serait niaiseux de se rendre à la Gare de Bercy d'où son train doit partir, lorsqu'il passe par la Gare de Lyon, qui est à côté, Andro décide donc unilatéralement de s'épargner le déplaisir de deux transfers métropolitains et se rend directement à la dite Gare de Lyon.
Bonne idée ? c'est encore à prouver ! En effet, la morale prématurée de cette histoire veut qu'il ne faut jamais se fier aux itinéraires affichés sur le site Internet de la SNCF...
Bref, je suis Gare de Lyon et j'essaie de convaincre le monsieur derrière le comptoir vitré que leur site web indique que mon train doit passer par ici et que je veux simplement réserver un siège sur le train pour lequel j'ai "implicitement" un billet... puisque sur le dit ticket n'est inscrit qu'un numéro de couchette...
Vous êtes déjà perdu ? Imaginez la face du fonctionnaire devant moi qui ne comprend rien à la subtilité de ma pensée ! Le dit fonctionnaire m'explique donc que je dois acheter un nouveau billet pour Dijon d'où je pourrai rattrapper mon train pour Milan qui y fera un arrêt. Mais, devant la non-efficacité de l'employé en question, Andromède est convaincue d'avoir raison et l'envoie un peu promener lorsqu'il suggère que je repaye 50 euros pour me rendre à Dijon.
Nonobstant les protestations énergiques du monsieur que je le laisse mariner dans son aquarium, je décide de composter mon billet et embarque dans le TGV qui doit me mener à Dijon où doit m'attendre mon train avec couchettes.
Dans son fort intérieur, il faut bien admettre qu'Andromède, à partir de ce moment, commence à être légèrement ébranlée et commence à douter de la validité de son opinion, mais pour se calmer elle se dit qu'il sera toujours temps de jouer les innocentes face au contrôleur et de payer alors les 50 euros si c'est indispensable...
Afin de démontrer sa bonne foi, elle décide donc de ne pas s'asseoir dans un siège et de rester dans l'entrer d'un wagon. L'arrivée du contrôleur déclanche donc la scène suivante :

Moi: Ah ! je suis tellement contente de vous voir ! Vous allez peut-être pouvoir m'expliquer ce qu'il se passe... Voyez-vous, j'ai acheté ce billet pour aller à Milan, avec une correspondance à Dijon, malheureusement en embarquant dans le train j'ai cherché le numéro de couchette indiqué sur mon billet, mais je me suis bien rendue compte que y'a pas de couchette ici ! Et là, ben, je sais plus trop quoi faire... (sourire navrée, yeux piteux)
Lui: Mais mademoiselle c'est que vous n'êtes pas dans le bon train !
Moi: Ah non ?! Comment ça ? (l'air franchement étonnée)
Lui: Mais la Gare de Bercy et la Gare de Lyon ce n'est pas la même chose...
Moi: Ah non ? Mais j'ai été sur Internet et...
Lui: Je sais, elles sont à côté ! Mais c'est pas grâve; attendez, je confirme que vous pourrez rattrapper votre train à Lyon, et tout sera ok pour cette fois.
Moi : Vous êtes certain ? Est-ce que vous pensez que je vais quand même pouvoir m'asseoir? Vous comprenez je ne voulais pas avoir de problème et...
Lui: Mais certainement, prenez le siège que vous voulez ! Regardez, celui-ci est innocupé...
Moi:Oh vraiment ? Merci pour toute votre aide monsieur ! (grand sourire reconnaissant, yeux émus)
Lui: Mais ce n'est rien! Bon voyage mademoiselle.

Où l'on voit l'avantage d'avoir travaillé 5 ans au service à la clientèle et, un peu aussi, de l'avoir enseigné...

Bon, je pourrais m'étendre d'avantage sur les alléas du voyage qui m'ont fait rencontrer une Dijonnaise sympatique, mais incontinente, qui voulait m'héberger chez-elle à cause de mon accent... Et sur le charmant contrôleur italien, dans le train vers Milan, qui m'a laissé embarquer malgré l'irrégularité de ma démarche, qui m'a défendue contre les attaques à ma pudeur d'un voisin de couchette trop saoûl et qui m'a indiqué mon nom version italienne, puisque Geneviève ça fait vraiment trop français ! Mais le but de ce billet est de vous parler de ma visite de Milan... la suite donc... à mon retour de l'épicerie !

samedi 14 juillet 2007

Andromède a la bougeotte

Oui ! Dès lundi matin Andromède va pouvoir parler à un vrai être humain !

Dimanche soir, je vais prendre le train en direction de Milan pour aller voir ma copine Marianne qui en est à ses derniers jours dans la capitale mondiale de la mode. Ne l'ayant pas vu depuis, genre, le mois de novembre, j'ai très hâte !
Je serai là jusqu'à mercredi et puis zou à Paris pour terminer mes recherches à la biblio des arts déco...
Le but serait de terminer tout ça pour samedi.
Parce que samedi le 21 sort ...
Bon si vous ne pouvez pas terminé la phrase, je ne vous adresse même pas la parole !

Ok, pour les déconnectés d'entre vous (et vous êtes probablement plus nombreux que vous le croyez) ... le tome final d'Harry Potter !!!

Ne vous inquiétez pas, vous êtes juste normaux et c'est Andromède qui est légèrement crinquée!

Vu

Le dernier film Harry Potter.

Ce qu'il y a de bien à Paris, c'est qu'il y a tellement de touristes, que les cinémas centraux présentent très souvent des films en version originale, avec sous-titres français, au cas où...
Ce que j'apprécie particulièrement étant donné que mon oreille n'est pas encore très habituée à l'accent british.

Mais revenons au film en particulier. Je crois que c'est mon préféré de tous. L'adaption est vraiment excellente... si j'osais, je dirais presque meilleure que le livre qui tergiversait un peu trop à mon goût. Les créateurs ont pris certaines libertés avec la finale au Ministère de la Magie, ce que j'ai beaucoup aimé car elle nous permet d'accéder à une autre dimension d'Harry. Alors qu'il fait encore un peu bébé dans les romans, on sent ici toute la densité du personnage. Et je trouve que c'est lui rendre justice, parce qu'on se rappelera à quel point notre perception du monde peut être sombre à quinze ans...

Autre point qui mérite notre attention : finalement Daniel Radcliffe est bon ! Ce n'est plus un garçon qui joue à être acteur, mais bien un acteur qui joue à être Harry Potter ! Ca fait du bien...

Je suis sortie du cinéma avec une seule envie : revoir le film ! Ce qui habituellement est une assez bonne indication de mon appréciation !

Baume sur le coeur

Parce que Persée est découragé de l'humanité (voir son blog).
J'ai envie de lui offrir ceci :
Les fana de West Wing comprendront aussi de quoi il s'agit, pour les autres, c'est une des plus belle scène jamais écrite pour la télé. Le Président Bartlet engueule Dieu après la mort de sa secrétaire, une amie de longue date...

Two Cathedrals

Bartlet- Leo, would you do me a favor?
Leo- Yeah.
Bartlet- Would you ask the agents to seal the cathedral for a minute?
Leo- Yeah.

----- the doors shut in the backround

Bartlet- You're a son of a bitch, you know that?
- She bought her first new car and you hit her with a drunk driver, What? Was that supposed to be funny?
- "You can't conceive, nor can I, the appalling strangeness of the mercy of God," says Graham Greene.
- I don't know whose ass he was kissing there because I think you're just vindictive.
- What was Josh Lyman, a warning shot? That was my son. What did I ever do to yours, but praise his glory and praise his name?
- There's a tropical storm that's gaining speed and power. They say we haven't had a storm this bad since you took out that tender ship of mine in the North Atlantic last year, 68 crew. You know what a tender ship does? It fixes the other ships. It doesn't even carry guns. It just goes around and fixes the other ships and delivers the mail. That's all it can do.
- Gratias tibi ago, domine.
- Yes, I lied. It was a sin. I've committed many sins. Have I displeased you, you feckless thug?
- 3.8 million new jobs, that wasn't good?
- Bailed out Mexico. Increased foreign trade. Thirty million new acres of land for conservation.
- Put Mendoza on the bench.
- We're not fighting a war. I've raised three children.
- That's not enough to buy me out of the doghouse?
Gratias tibi ago, domine. Haec credam a deo pio? A deo iusto, a deo scito? Cruciatus in crucem. Tuus in terra servus, nuntius fui. Officium perfeci. Cruciatus in crucem. Eas in crucem!"

He puts out his cigarette on the alter.
- You get Hoynes !

Traductiond de la partie en latin : "Am I to believe that these are the acts of a loving God? A just God? A wise God? To hell with your punishments. I was your servant here on Earth. And I spread your word and I did your work. To hell with your punishments. To hell with you!"

***

Comme tu peux voir, Persée, même les plus grands doutent parfois de l'humanité.
Mais avec l'amour tout devient plus facile à porter...

Entendu

Au château de Vincennes, en traversant le pont-levi :
Aurélie, 7 ans et Alexandre, 9 ans :

Alexandre : Fais attention à tes chevilles les crocodiles vont les manger !
Aurélie : Mais non idiot, c'est du gazon maintenant !

Aurélie : Mais Maman, comment ils ont fait pour ramasser les crocodiles ?
Maman : Les douves se sont assèchées d'elles-mêmes ma puce.
Aurélie : Oui, mais les crocodiles ?
Maman : ils ont dû les laisser là...

Alexandre : Tu veux dire qu'ils les ont laissé sèchés au soleil ?
Aurélie : c'est très méchant ! les pauvres crocodiles...
Alexandre : Grand-papa a raison, ils n'étaient pas gentils les rois !
Maman : Mais non Alexandre! Aurélie, regarde, une princesse !

Les enfants partent à courir vers une statue...
Maman effarée regarde papa qui part à rire : "c'était ton idée les crocodiles !"

vendredi 13 juillet 2007

Trouvé

Un magasinier québécois à la bibliothèque des arts déco !

L’avantage : il me laisse sortir d’avantage de documents par plage horaire… et je n’ai pas peur de passer pour une idiote lorsque je lui pose mes questions.

Désavantage : je vais terminer plus vite à la biblio des arts déco et devrai bientôt me résoudre à me rendre à la grande méchante BNF qui, parait-il, à tendance à manger toutes crues les timides jeunes filles!

Mais c’est vrai, j’avais oublié, je ne suis plus une jeune fille… que suis-je donc ?
Une jeune femme? ...pff… c’est déprimant de maturité ce truc!

Petite expérience parisienne

Aujourd’hui, en sortant pour sa collation quotidienne, Andromède s’est fait gallament abordée rue Rivoli, par un homme en costard ! Pas un des ces post-adolescents avec la culotte aux genoux, non, non, un vrai monsieur !

Décidément, y’a pas qu’Andromède qui change... son créneau aussi !

Ce qui est bien avec ce nouveau « range », c’est qu’ils ont l’air de comprendre plus facilement la teneur d’un « non » ferme et poli, mais souriant. Une expérience de quelques secondes… mais qui fait beaucoup réfléchir.

J’étais en jeans, camisole cute mais sport et souliers plats, les cheveux longs, et je buvais un coke en canette, rien de très distingué, vraiment ! Alors c’est quoi, ma ride se voit tant que ça ? Peut être est-ce simplement ce baby face proverbial qui disparaît peu à peu… mon vrai visage qui émerge tranquillement… ou une profondeur qui se ressent maintenant au fond de l’œil?

Allez savoir !

Anyway, je ne comprendrai jamais cette manière d'aborder les gens dans la rue...

Je suis peut-être plus québécoise que je ne le pense finalement !


lundi 9 juillet 2007

Où suis-je ?

Géographiquement : à Vincennes, certainement. Aujourd'hui, deuxième journée de congée d'affilée, je voulais aller m'acheter des bas. Ce que je fis, avec autant d'enthousiasme que l'achat de bas peut en procurer... je n'ai même pas eut à aller loin, ils en vendent au Monoprix. Bon, d'accord, je l'avoue, la saison des ventes m'a fait un peu m'enflammer et je suis sortie du magasin avec des petits bas, des protèges pieds, des "collant opaque fantaisie", des "collant sans pied", des "collant sans pied fantaisie"et des "bas top fantaisie qui tient seul, ajouré". Bon j'aurai jamais assez de jambes ni de jupes pour porter tout ça, mais un à la fois ça devrait aller ! Pour ceux qui se demande ce que peuvent bien être ces bas qui "tiennent seuls" je vous dirais que c'est ce qu'on appelle chez-nous des bas mi-cuisse avec des bandes de plastique à l'intérieur qui les empêchent de tomber.

Identitairement : dans un no man's land conséquent. Vous auriez dû voir l'air de bonheur sur mon visage lorsque je suis tombée sur une librairie anglophone à Paris. J'ai pu y acheter un livre trop marrant s'intitullant :"America : A Citizen's Guide to Democracy Inaction" publié par mon nouveau héro Jon Stewart et son équipe du Daily Show. Il contient même un chapitre s'intitullant "Discover that most of what you've seen on The West Wing is total fucking bullshit". Après avoir lu le chapitre en question, ce n'est absolument pas vrai... mais le but ici est de démontrer que je me rapproche beaucoup plus des Américains que des Parisiens qui titraient cette semaine dans le journal du même nom (Le Parisien) "Sarkozi : trop à gauche ?" Le monde est fou et moi je suis l'aiguille de la boussole ne trouvant plus le Nord.

Politiquement :quand c'est rendu que je lis dans le net-Devoir que même les péquistes ne veulent plus de la souveraineté... permettez-moi de poser la question "Où s'en va-t-on ?" Ah ! c'est vrai, j'oubliais, je ne suis pas péquiste mais solidarienne ! Ouf ! j'avais oublié ...

Stylistiquement :dans un autre no man's land. Après m'être acheté des bas, il s'est mis à pleuvoir et je me suis réfugié dans un magasin de vêtements où j'ai cédé, pour la première fois depuis mon arrivée, à l'insuportable démon de la luxure vestimentaire. Je me suis acheté des trucs cool, mais dont je ne suis pas trop certaine... ça sort un peu de mon classicisme Aubainerie et Renaissance (oui oui les magasins cheap et de vêtements recyclés pour pauvres de Mtl où je m'habille habituellement). Pardon, il faut dire Vintage et Friperie, ça fait plus hype. Mais, bref, je me suis acheté du linge neuf, mais je ne suis pas certaine qu'avec mes nouveaux escarpins ça fait pas trop fuckée... Puis-je réellement porter ces collants lilas avec mes nouvelles ballerines rouges en cuir verni ? ou, genre, y'a juste Carrie Bradshaw qui peut se permette ça ? Meilleures amies où êtes-vous ????

Intérieurement : Ok, tous en choeur, vous m'accorderez que dire "oui, non, merci et auriez-vous ce modèle dans le 39" ne relève pas d'une réelle conversation. En plus, dès ma seconde parution au resto où je vais maintenant déjeuner, Julien, le garçcon de table, connaissait déjà ma commande par coeur... Bref, ça fait tellement longtemps qu'Andromède n'a pas pu avoir une vraie conversation live et en direct, sans le biais d'aucune technologie, que ses rêves nocturnes se résument maintenant à engueuler les contrôleurs du métro, engueuler Mario Dumont, engueuler les chauffards et discourir sur l'effet de la solitude chez les jeunes filles verbomotrices. Bref, avant la dernière semaine, Andro n'avait jamais réalisée à quel point la parole lui était une nature première ! En plus, je n'ai plus personne à qui expliquer ou enseigner quoi que ce soit ! Bref, je manque d'air... et je m'excuse à l'avance auprès de la première personne que je connais que je vais rencontrer face à face, parce qu'elle risque de recevoir une avalanche de paroles en plein visage ! Les premières semaines, c'était plutôt le désir de type physique qui se faisait sentir, mais là, c'est un réel besoin de conversation que je ne saurais inhiber !

Vocabulairement : je n'aurais jamais pensé cela possible, mais je crois que mon petit Robert me manque plus que toute autre chose. On sait ce que valent les logiciels de correction informatique... et je commence même à faire des fautes par paresse, parce que : pas de dico... pas de dico ! C'est qui le twit qui a instauré qu'il n'y avait pas de poids aérien pour "le matériel de sport" et pas pour le matériel culturel ?! Je pourrais transporter 51 bâtons de golf dans l'avion et ça ne me coûterait pas un sou de plus... mais des livres par exemple... hou ! attention ! Ca c'est dangeureux ! Vous comparerez une attaque au batte de baseball et une attaque aux livres d'art voire laquelle est la plus dommageable !


Bon... Andromède va aller se préparer à souper avant d'engueuler qui que se soit...
Demain, libération : travail à la bibliothèque !

Pensée du jour

Ce qui est moche avec un blog, c'est que si on ne le rempli pas soi-même, il ne se remplit pas tout seul...

dimanche 8 juillet 2007

Vu

Un film qui me laisse bouche-bée par sa justesse et le jeu incroyable de ses acteurs.

"Closer"

Avec Nathalie Portman, Jude Law, Julia Roberts et Clive Owen.

La fin me résonne encore dans le coeur...

On sent parfois l'adaptation de la pièce de théâtre, mais ça ne fait que pousser les personnages encore plus loin dans la vérité de leurs actions.

Wow. Ca faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas fait ça...

Depuis Match Point de Woody Allen ou Chasing Amy de Kevin Smith.
C'est aussi bon que ça !

vendredi 6 juillet 2007

La citation conne et républicaine du jour

"Guns are nature's fireworks"

La photo du jour

Pour ceux qui suivent la "course au leadership" des Démocrate... bref, les Primaires américaines !

Pérégrinations

Ce soir, Andromède va bien, durablement bien...
Tout à commencé il y a trois jours, lorsque, quelque part, une bonne étoile lui a expliqué ce qu'était une compulsion... et, depuis ce temps, votre Nébuleuse préférée s'applique à détecter les siennes dans tous les recoins de son univers.
Travail ardu, s'il en est un, mais productif...

Depuis deux jours Andro fréquente la bibliothèque des arts décoratifs. Après s'être trouvé mille excuses pour ne pas y aller et pour bourlinguer avec Fiora à la place, finalement, la voilà arrivée!

Hier, un livre magnifique m'a fait l'honneur de s'ouvrir entre mes mains. Il était vieux de 120 ans et pourtant on s'est très bien compris lui et moi. Il faut dire qu'il me ressemblait un peu avec sa façade soignée, légèrement enluminée, et ses deux rubans de velour cramoisi que j'ai dénoués bien chastement. Une fois ouvert, il m'a dit qu'à travers la galaxie il n'y en avait que 100 des comme lui. Je lui ai souri, en existe-t-il 100 des comme moi ? J'espère... mon très jeune 27 ans m'a déjà permis d'en rencontrer un bon nombre. Puis, j'ai pu voir son coeur en le feuilletant avec beaucoup de précautions... une feuille de soie préservant chacune de ses illustrations, les pages n'avaient pas jauni, bref, il s'était très bien préservé en attendant notre rencontre. Ce matin, en me préparant pour aller à la biblio, j'ai pensé à lui et j'ai noué, moi aussi, un ruban cramoisi dans mes cheveux. Je savais que je ne le reverrais pas, il m'avait déjà livré tous ses secrets, mais c'était un peu ma manière de le remercier d'avoir exister, d'avoir été mon premier.

J'ai travaillé tout l'après-midi à côté d'une grande fenêtre. Il fait froid sur Paris, mais au moins aujourd'hui le soleil était au rendez-vous. Pendant qu'il m'éclairait, je laissais parfois mes yeux s'évader et, la petite Andromède à l'intérieur de moi, n'en revenait d'être assise dans la maison des plus Grands (la biblio des arts déco est à l'extrémité d'une aile du Louvre). Je voyais l'autre aile du musée qui me faisait face et, se profilant de l'autre côté de la Seine, le musée d'Orsay.
J'étais finalement arrivée, là où j'ai toujours rêvé d'être, mais seigneur que je m'étais démenée pour ne pas y aller !

En sortant, vers 16h30, je me suis dirigée vers un resto que j'avais repéré dans mon Petit routard. C'était encore mieux que ce que j'espérais, exactement mon genre de bouffe, salades fancy et sandwitchs excentriques que l'on déposait soi-même dans un petit cabaret avant de se diriger vers la salle à manger à l'arrière. C'est assise dans un grand fauteil d'osier coussiné que j'ai dégusté mes petits plats avant de réaliser, ô bonheur infini, que je pouvais même me connecter aux triples W ! J'en ai profité pour écrire un courriel du fond du coeur à Persée, ce qui m'a permis de trouver sa réponse immédiatement en arrivant chez-moi et de m'en trouver profondément réchauffée et, disons-le, illuminée.

Mais, je vais trop vite... en quittant mon petit resto (qui se nomme La Ferme), j'ai décidée d'aller me balader du côté de l'Orangerie. Malgré toutes mes visites parisiennes passées, je n'y avais jamais encore mis les pieds. Hasard magnifique, le musée est justement ouvert plus tard le vendredi soir. Je me prépare donc à rentrer, cependant je suis refoulée sur des motifs de discriminations technologiques, mon ordinateur n'a pas le droit d'accès ! Je sors donc, tout de même dépitée, mais un garde me rattrape dans les escaliers et m'indique qu'il vient d'être mis au courant d'une nouvelle procédure qui me permet de laisser mon compagnon dans un casier surveillé. Ce qui fait amplement mon affaire étant donné qu'il pèse son poids mon ordi chéri !

Alors, je suis fin prête pour la visite. Je ne suis quand même pas super emballée, l'Orangerie présente les Nymphéas de Monet, et j'ai tendance à reprocher à ce cher monsieur une passion pour le "rose saumon fluo", couleur qui m'exaspère profondément me rappelant trop les années 80 et ses délires pastels et fluorescents. Cependant ici, point de cette couleur criarde, juste des japonaises permanentées, et oups, pardon, des Nymphéas ! Bon, c'est vraiment très joli, même les obus allemands on pris garde de défoncer le toit mais pas les toiles pendant la bataille pour la libération de Paris ! Alors, ce que même les obus n'ont pas abimé, je ne peux le snober !

Mais mon véritable coup de coeur c'est passé à l'étage inférieur, on y présente une collection (qui me semble-t-il est passée à Montréal dernièrement) rassemblant des oeuvres du Douanier Rousseau, Renoir, Cézanne, Picasso, Soutine et cie. Soutine m'a beaucoup plu, j'ai même réussi à aimer un Picasso, mais je dois admettre que c'était une gouache et qu'elle ressemblait beaucoup à un Chagall ! Cependant, ma véritable trouvaille de la journée, est un tableau dû à une artiste dont je ne me rappelais plus l'existence : Marie Laurencin. Il s'agit d'un portrait de Mademoiselle Chanel (que celle-ci à d'ailleurs refusé!). Je ne sais pas c'est quoi exactement, probablement la tristesse de ses grands yeux noirs où l'on sent la réflexion intérieure s'extérioriser jusque dans la mélancolie de la pose... enfin, celle-ci m'a beaucoup touchée, à peu près autant qu'avait sur le faire mlle Claudel la première fois que jai vu son oeuvre La Valse.

Bon, alors, je vous illustre tout ça question de ne pas raconter dans le vide,

Tout d'abord, voici donc Le portrait de Mademoiselle Chanel de Marie Laurencin:




Et La Valse de Camille Claudel :




Et puis, la gouache de Picasso que j'ai bien aimé et le tableau de Chagall auquel elle me fait penser :




Sur ce, Andromède vous salue bien, car ce soir elle se gâte ! Y'a cinq épisodes tout frais de Smallville qui l'attendent !


lundi 2 juillet 2007

Préparation, chevalerie et égo trip

Petite journée tranquille aujourd'hui dans la nébuleuse d'Andromède.

En préparation de ma première journée de recherches à la Bibliothèque des arts décoratifs, qui devrait avoir lieu demain, j'ai occupé mon lundi à finaliser ma préparation. A moins qu'on me demande de lire le braille ou de parler en LSQ (langage des signes québécois) tout devrait bien aller... Lors de ma dernière visite au musée des arts déco, j'ai localisé l'entrée à emprunter, j'ai été vérifier l'horaire au moins trois fois dans la journée et je connais par coeur les heures de fonctionnement des photocopieuses... Stressée la fille ? ben non... voyons donc !

Mais, quand même, parce qu'Andromède sait rester elle-même à travers son énervement, elle en a donc profiter pour lire 8 ou 9 chapitre de Fiora. Non, Fiora n'est pas un nom de code mythologique, c'est plutôt une héroïne florentine aux aventures palpitantes. Et croyez-moi Fiora n'est pas n'importe qui ! Dans la journée elle a embrassé Lorenzo de Médicis, est devenue espione pour le roi de France Louis XI , a charmé l'imperturbable Grand Duc d'Occident Charles le Téméraire, a déclanché un duel à mort entre son mari et un ancien amant et a réussit à se faire pardonner du dit Mari son infidèlité en lui expliquant qu'elle le croyait bigame ! Bon, tout cela peut sembler confu résumé aussi rapidement, mais l'important est de comprendre qu'Andromède va très bien ayant eut sa dose de romanesque pour la journée.

Autre évènement de taille à raporter : il a fait soleil sur Vincennes ! Voyant la lumière entrer à gros bouillons par son vasitas, Andromède en a profiter pour délaisser Fiora et enfiler son bikini afin de se faire griller dans son lit. C'est pas le gros luxe ça !?
Egalement décidée à profiter au maximum du splendide après-midi, j'ai entrepris de sortir mon appareil photo et de me réessayer à l'autoportrait. En effet, la fonctionnalité merveilleuse se nommant "delete" permet de se consacrer à cet art difficile sans devoir utiliser de minuterie ou de pré-cadrage... et je dois avouer que je me suis amusée comme une petite folle ! C'est quand même un peu estomaquée que j'ai chargé les 336 photos prises de moi-même... mais bon, vous connaissez la règle du 1/10... ce qui me fait quand même 34 bonnes photos !
Inutile de vous dire qu'à l'heure qu'il est Andromède est littéralement pus capable de se voir la face ! J'ai pensé faire une narcissite aigüe... mais suffira juste de pas trop croiser de miroirs dans les prochains jours et je devrais m'en sortir !
Quand même, parce que j'ai eu trop de fun, je vous en montre quelques unes... les angles finissent par toujours par se ressembler mais rappelez-vous que j'ai juste deux bras et qu'ils sont de longueur égale ! (heureusement quand même !)










Voilà !
Maintenant Andro va aller faire dodo parce qu'il faut se coucher un moment donné si on veut se réveiller !


dimanche 1 juillet 2007

Mes ans

Avoir 14 ans, lire Fanfan et se promettre que l'amour ne sera jamais endormant.

Avoir 16 ans, vouloir garder son âme d'enfant, lire le Petit Sauvage et jurer de n'être jamais sage.

Avoir 18 ans, être grande maintenant, arracher toutes les libertés et rêver d'une vie fantasmée.

Avoir 20 ans, beaucoup de tourments, se sentir déjà trop vieille, mais encore sans pareilles.

Avoir 22 ans, aimer en se consumant, rêver d'un ailleurs lointain et sentir la vie encore pleine de lendemains.

Avoir 24 ans, rencontrer l'amour vivant, se projetter dans ses bras et en lui mettre sa foi.

Avoir 26 ans, un travail pour tout présent, des trous noirs dans son sommeil et vouloir mourrir au réveil.

Avoir bientôt 28 ans, l'esprit toujours aussi gourmand, une âme qui veut exulter et un corps en plein été.