Ça vous est peut-être déjà arrivé… oui, ça vous est sûrement déjà arrivé… ce moment de votre vie où vous seriez prêt à vous couper un bras pour pouvoir disparaître dans une solitude immense et tranquille, loin de vos repères trop connus, hier amarres, aujourd’hui geôliers.
Andromède qui se sent prisonnière chez-elle. Et les yeux de Persée… vous devriez voir les yeux de Persée… Il me semble que lorsque je m’y mire je peux voir la supplication secrète : On câlisse-tu toute ça là ? S’il te plaît, dis oui et amène-moi vivre au bout de la Gaspésie où il n’y aura que nous, nos respires et nos écrits.
Persée est enfermé, Persée tourne en rond. Persée pour briser les fers de sa vie qui lit Désobéir de Thoreau et autres textes fondateurs de l’anarchie. Mon Persée qui doit se dire qu’en libérant son esprit, il se sentira peut-être un peu moins à l’étroit dans sa vie de 8 à 5.
Et moi Andromède qui le regarde se démener et l’admire. Parce qu’Andro a déjà été là… quand mes actes de résistances consistait à porter mon chandail du Che pour aller enseigner chez RBC. Là où Andro était désespérée, Persée lutte encore et décide de plonger dans la littérature de résistance. C’est beau de voir son amoureux pourfendre les méduses pour se libérer lui-même.
Alors Andromède étudie, travaille et écrit, pour un jour en venir à bout. Pour un jour pouvoir dire à son amoureux : vas-y, disparaît, je tiens le fort, t’inquiète de rien, ma job va faire le reste !
Persée tient le fort depuis un bon moment déjà pour permettre à Andro d’étudier et de peu travailler. Ces temps-ci Andro le sent s’écoeurer, alors tout ce qu’elle peut faire c’est étudier, étudier, étudier. Parce que son petit doigt lui dit que c’est par là que se cache sa vraie liberté.
Alors, vous m’excuserez, occupée de survie je n’ai que très peu blogué.
Mais ça viendra, mon rythme reviendra…