mercredi 9 avril 2008

Supernova


Chers habitants d'Andromède,

Tenu sous respirateur artificiel depuis trop longtemps, ce blogue se meurt...
La vie va vite, ma vie va vite, tout se bouscule et s'enchaîne.
Je n'ai plus le temps, ni le goût nécessaire, je crois, pour continuer de vivre ici.

Je décide donc de me mettre en jachère...
Je ne sais pas combien de temps, je ne sais pas même si ça se fait dans la blogosphère, mais en tout cas, je vais laisser passer le printemps.

Andromède vous salue bien bas,
Au plaisir de vous retrouver quand le coeur y sera,

Andro.

p.s. Une certaine Geneviève-Anaïs tient depuis tout récemment un blogue "sciences et environnement" sur le site www.lepanoptique.com ... c'est encore en développement, mais si jamais vous êtes curieux !

mardi 18 mars 2008

A*fucking*YOYE !!!!

Ça y est Andromède est blastée !!!

Ok, commençons par le début... non, pas le début, ce serait trop long... Ça nous ramènerait aux raisons profondes pour lesquelles l'éducation est le bien le plus précieux de tous les peuples...

Visons moins grand... Voici un petit résumé rapide: Depuis quelques semaines plusieurs étudiants de l'UQAM sont en grève. Andromède entre-autre. Sans jamais avoir été voter dans une assemblée ceci étant dit... Pas que j'en sois fière. Simplement que je trouve les demandes des Assos étudiantes irréalistes et tant qu'à voter contre une grève, je préfère m'abstenir.

En 2005, pour les 103 millions, Andro était dans la rue et fière de participer à la plus grande manifestation étudiante de sa génération ! En 2008, les demandes des mouvements étudiants uqamiens sont trop floues: réinvestissement massif en éducation, contre le plan de redressemenet de l'UQÀM, pour la gratuité scolaire... Bref, un peu plus et ils sont pour "la Paix dans le monde" si vous voyez ce que je veux dire !

C'est beau d'être idéalistes, mais quand on fait une grève et qu'on manque des cours, c'est mieux de servir à quelques chose. 103 millions c'était clair, le gouvernement nous les redonne ou pas, on gagne ou on perd. Et on a gagné !!! Amèrement, mais on a gagné !!

En ce moment, les revendications des étudiants sont beaucoup trop floues, démesurées et en plus, non chiffrées. Dans le vrai monde, avant le signe de piastre, il y a un montant !

Si les associations étudiants se réunissaient contre la hausses de frais de scolarité de 500$ sur cinq ans qui a été annoncée par le gouvernement à l'automne 2007, si elles chiffraient le tout et exigeaient du gouvernement un réinvestissement de la somme en question plutôt que des baisses d'impôt, ça, ça se pourrait. Mais sinon la grève est vouée à l'échec. Et les étudiants auront perdu plusieurs semaines de cours pour rien.

Mais anyway, ça c'est juste le contexte et mon opinion.

Ce qui m'a fait réagir si fortement est d'un tout autre acabit.

L'UQÀM, entendez, l'administration de l'UQÀM, a été en Cour supérieure du Québec et a demandé une injonction contre plusieurs étudiants et associations étudiantes. Et ils ont gagné !

Depuis vendredi dernier, il est donc ordonné «aux membres des associations [étudiantes] défenderesses, à leurs représentants, officiers et à toute autre personne agissant ou non sous leurs instructions, direction, contrôle et participant ou non à leurs activités de cesser immédiatement tout attroupement ou manifestation aux accès, sorties et à l'intérieur des pavillons et résidences [...] et dans un rayon de 100 mètres de ceux-ci».

Mais c'est pas fini: L'injonction est assortie d'une peine constituée d'une amende de 50 000 $ avec ou sans emprisonnement jusqu'à un an pour qui la transgresserait !

Attendez le meilleur : L'injonction vise spécifiquement quatre associations facultaires et 26 étudiant-e-s nommément désignés.

SI ÇA CE N'EST PAS DE LA RÉPRESSION, JE NE SAIS PAS CE QUE C'EST !

Dans le fond, ça ressemble presque à un cadeau ! L'administration de l'UQAM vient d'assurer la reconduction de la grève et la mobilisation des troupes. C'est tellement odieux comme geste, que même moi j'ai envie d'aller voter pour !

Ce genre d'intimidation ne fera qu'aggraver la situation.

En terminant je vous laisse sur un extrait de la lettre d'appui aux étudiants signée par des profs de l'UQAM et parue dans le Devoir:
"Ce coup de force lance un message sans équivoque de fermeture de leur espace d'action, d'expression et de manifestation. Plus largement, il porte atteinte à la liberté politique qui caractérise l'université depuis qu'elle existe dans le monde occidental. En cela, cette décision fait passer la démocratie au bilan des pertes de l'UQAM... alors même qu'aucun de ceux qui sont à l'origine des graves difficultés dans lesquelles se débattent notre université et ses étudiants n'a subi la moindre sanction: deux poids, deux mesures?"

Et voici des liens pour aller lire la lettre des profs et le communiqué émis par le SPUQ (le syndicat des profs de l'UQAM)

Lettre du Devoir

Communiqué du SPUQ

mardi 4 mars 2008

Processus de paix

Avant hier le Hamas palestinien a tiré 24 roquettes sur Israël.
Résultat ? 1 blessé.

Depuis trois jours Israël mène une campagne de "riposte" baptisée Hiver chaud contre le Hamas.
Résultat ? 133 morts dont plusieurs femmes et enfants.

Processus de paix, mon cul !

Dans une cours d'école, des enfants palestiniens ont lancé des roches contre le mirador israélien qui les surplombait. La réponse de Tsahal ? Ils ont inondé la cours d'école de gaz lacrymogène.

Sans commentaire.


Les Palestiniens de la bande de Gaza sont entrain de se faire éliminer à petit feu. Quand comprendront-ils que leur seule arme est la résistance passive ?

Lorsqu'on veut que la communauté internationale fasse cesser un massacre commis par un peuple certain de son bon droit, il faut être sans reproche.

Sinon la violence n'a pas de fin.

Depuis 40 ans que Tsahal terni le rêve sioniste ; quand cessera-t-on de les excuser ? Quand les juifs du monde entier se levront-ils debout pour dire "c'est assez !" ?

Lueur d'espoir à l'horizon : de plus en plus de jeunes Israéliens refusent de faire le service militaire, pourtant obligatoire.
Si les jeunes Palestiniens pouvaient à leur tour cesser de se faire exploser, ce ne serait pas mal.

jeudi 28 février 2008

Déposer le poids du monde

Vous connaissez cette habitude qu’on les chats de longer les murs lorsqu’ils sont malades ?

Andromède, elle, adopte un comportement similaire lorsqu’elle se sent crouler sous la pression.

Pression… quelle pression me direz-vous…

Oui, hein, quelle pression Andromède ??? Et bien chère alter ego, celle qui accompagne normalement toutes ces petites choses constituant le quotidien… prendre mes messages, rappeler les gens, faire signe à des amies, payer des factures, annoncer une nouvelle emmerdante, avaler une remarque blessante, travailler, étudier, écrire, aimer.

Vivre quoi !

Lorsqu’elle a l’impression de ne pas répondre aux attentes (en fait, à ses propres attentes) dans l’un de ces nombreux champs de compétence vital, c’est un kilo de pression qui vient jouer à l’équilibriste sur les épaules de votre constellation préférée. Lorsqu’elle se sent échouée, lorsqu’elle a l’impression de ne pas être adéquate, lorsqu’elle s’éloigne de son idéal ou lorsqu’elle s’enfarge dans un de ces domaines de prédilection, l’Andro se courbe et, à la fin de la journée, de la semaine ou de l’année, c’est huit lutteurs sumo qu’elle a l’impression de porter sur son dos.

Et vous, chers lecteurs, venez d’assister en exclusivité à la conséquence première d’une pression atmosphérique démesurée sur le cœur d’Andromède : elle se tait, n’écrit plus. Ensuite elle cesse de lire… puis de manger… et, bientôt, aussi de boire du café.

Ce week-end, j’en étais rendue au café… À partir d’un certain stade, le rush de caféine ne fait qu’accentuer mon impression d’étouffer. Et rajouter un lutteur sumo supplémentaire sur les huit déjà accumulés n’était pas une très bonne idée. Mais ce qui m’a vraiment achevée, c’est quand Persée m’a raconté que depuis une semaine je geignais constamment dans mon sommeil. Ce cri d’animal blessé j’ai réalisé que je le ressentais à longueur de journée. Mais c’est durant la nuit, à mon insu qu’il s’exprimait. Alors je me suis dit que c’était assez, il me fallait recommencer à respirer.

Mais comment me défaire de cet échafaudage de Japonais obèses qui m’oppressaient ?

Kilo par kilo, il me fallait donc asphyxier les lutteurs sumo. Un à un, leur enlever leur raison d’exister et, petit à petit, faire disparaître mon envie de me fondre avec le plancher. Alors, j’ai rappelé un tel, écrit à l’autre, envoyé promener celui-là, payé celle-ci, rédigé le truc, travaillé la chose, etc.

Une chose à la fois et chaque chose en son temps comme dirait l’adage…

Et bien, je ne pense pas que ma technique mérite encore d’être certifiée ISO 9001, mais ce matin j’ai pu déjeuner, et hier, boire du café. En plus, je pense que Persée s’est mis en tête de me remplumer car il a recommencé à cuisiner. Alors, aujourd’hui Andro a pu travailler, ce soir j’ai enseigné, et, là, je suis à mon clavier et je vous raconte mon mois de janvier, mon mois de février.

Ce n’est rien de très compliqué, j’ai remarqué. Rien de très fancy, je sais. Mais c’est moi… Andromède est là et les lutteurs sumo se sont envolés !

Avant de vous quitter, je voudrais partager avec vous mon graffiti coup de cœur de la journée, lu sur un des nombreux mur bétonné de mon université, vous comprendrez peut-être pourquoi, mais il m’a parlé et bien fait rigolé :

« Faute d’intérêt général ,

Demain n’aura pas lieu ».


Maintenant, méditez et discutez !


jeudi 20 décembre 2007

Parce que Persée n'est pas Samson...

Andromède décide d'émerger un instant de sa fin de session pour partager quelque chose avec vous.

Hier, j'ai envoyé Persée chez le coiffeur. Je trouvais que ça faisait, pour le moment, les coupes maison ; je n'avais plus envie d'être responsable de la tête de mon mec après coup!

C'est donc chez les Garçons coiffeurs que je lui ai pris un rendez-vous. Vous auriez du le voir lorsqu'il est revenu, il était tellement beau, je pense que je me suis mise à ronronner en le voyant!

Je n'ai pas de photo à vous offrir, par contre en navigant dans un de mes multiples livres sur le symbolisme, je suis tombé sur une représentation du mythe d'Andromède et de Persée que je n'avais jamais vu.

Alors, Andro se permet d'être kétaine et offre à Persée cette nouvelle allégorie de ses exploits en l'honneur de sa nouvelle tête !



Edward Burne-Jones, Cycle de Persée: Le Funeste destin accompli, 1884-85.

samedi 15 décembre 2007

Angoisse, angoisse, angoisse...

AAAAAAAAARRRRRRGGGGGGHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!

C'est dit: Andromède est infiniment stressée !
Son premier article de type "intello" vient d'être publié dans Internet.

Je n'ose même pas aller le relire tellement j'ai peur !
Cette sensation n'est pourtant pas nouvelle...
Je me rappellerai toujours du lancement à Québec (en 2004?) du recueil de nouvelles "Quartier Saint-Roch". Ma première nouvelle et elle était publiée ! Tout c'était bien déroulé, jusqu'au lendemain matin, vers 5h, lorsque j'eus la mauvaise idée de faire de l'insomnie dans la chambre d'hôtel et de relire ma nouvelle. Mon dieu ! Si j'avais pu me cacher en dessous du tapis, je crois que je l'aurais fait ! Depuis, je n'ai jamais été capable de la relire... mais j'ai décidé, qu'en toute logique, il fallait faire confiance au comité éditorial, et qu'au pire, elle ne pouvait être que la moins bonne du recueil... bon, vous me direz qu'on a déjà fait plus positif comme attitude, mais devant une émotion irrationnelle à ce point, Andromède préfère s'incliner et attendre que ça passe.

Et nous voilà aujourd'hui... Je pensais qu'après des mois de pratique sur ce blogue j'arriverais à être plus sereine, mais de toute évidence, il n'en est rien ! Si elle était là, mon amie Cassandre me dirait que si ça me fait peur à ce point, c'est probablement parce que c'est le bon endroit où aller...

Alors, voilà, je vous mets un lien et vous invite à aller lire l'autre côté d'Andromède, celui dans lequel elle passe la majeure partie de sa vie.
Si ça vous intéresse, cliquez ici.

Encore une fois aujourd'hui: bonne lecture !

Ajouté

Pour votre plus grand bonheur, ô lecteurs, Andromède a ajouté un lien, à gauche, qui vous transfert à un message datant de juin, vous expliquant, grosso modo, qui sont les individus aux noms antiques qui peuplent le blogue d'Andro. Encore des questions? écrivez-moi. Vous voulez vous aussi être affublé d'un nom mythologique? il me fera plaisir d'en débattre sur commande !