vendredi 30 novembre 2007
Belle pour personne
On dirait une Andromède mélancolique, au sixième étage de son bureau de verre.
Petite tristesse passagère sur fond de neige d'hiver.
Les flocons, énormes, qui tombent lentement... c'est à donner envie de réciter du Nelligan !
Posés devant moi, les textes que je lis n'ont plus de sens. Les lettres dansent. Les mots tournent en rond. Les phrases perdent leur signification. L'auteur, anglo-saxon, me parle dans une langue sans traduction...
Mon reflet, à la fenêtre, qui soupire. Y'a pas de quoi mourir, y'a pas de quoi rire. L'image esquisse quand même un sourire.
Elle est jolie, oui, mais pour qui ?
Ce n'est qu'un autre vendredi...
Moment fertile pour la mélancolie...
Quand elle rêve de fantaisie...
La grande Épopée
Cela fait aujourd’hui 4 ans que Persée a libéré Andromède de son rocher.
Quatre années… d’amour, de bonheur, de découvertes, de complicité et d’aventures rocambolesques !
Quatre années qui ont vu Montréal, Farhnam, Québec, New York et Paris…
Quatre années où nous sommes devenus grands, ensemble.
Quatre années pour guérir des vieilles blessures à coup d’amour et de douceur.
Quatre années de brassage d’idées, de discussions, d’opinions tranchées, de questionnements, de lecture et d’écriture.
Mais, surtout, surtout, quatre années de partage, de confiance et de respect.
Tu te rappelles Persée, cette conversation sur le balcon il y a un peu plus d’un an ?
Tu te rappelles cette grande épopée que nous avons décidé de vivre ensemble ?
Une épopée qui nous ressemble, une épopée qui ne fait encore que commencer.
Bonne suite d’épopée mon Persée !
mercredi 21 novembre 2007
Il y a des silences nécessaires...
Vous savez, c'est comme dans un film où l'une des fusées Apollo est dans l'espace. À chaque retour de mission, on voit une scène où tous les ingénieurs de la NASA sont silencieux, en attente de la voix d'un astronaute qui confirmera que lui et ses compagnons n'ont pas cramés lorsque leur capsule a retraversée l'atmosphère.
Eh bien, aujourd'hui Andromède vous confirme qu'elle n'a pas cramée! Elle est bien vivante, en un morceau et même plutôt heureuse. Je ne flotte pas quelque part dans l'océan. Je suis même assez bien ancrée dans mon continent. Alors qu'est-ce qui a bien pu créer ce silence radio si longuet ? J'aurais tendance à blâmer le passage des ans. Et aussi une réorientation intérieure.
Il n'est pas facile d'écrire lorsqu'on ne sait plus à qui s'adressent nos mots. Et comme ce genre de questions s'inscrit parmi les très philosophiques: "Qui suis-je?", "Sommes-nous seuls dans l'univers?" et "Qui remplacera Bush en 2008?", la réponse n'est pas automatique, évidente ou même seulement à choix multiples. Pour dire vrai, je n'ai pas encore trouvé ma réponse.
Mais Andromède n'a pas cramée. Et, ça, c'est le plus important.
Par contre, elle a eu 28 ans.
Est-il possible d'avoir un âge et de se sentir comme si on le portait doublement? J'ai 28 ans, mais parfois je me sens comme si j'en avais le double. Mais aussi, souvent, le quart. Être si vieille et si jeune en même temps, côtoyer les espoirs et les désillusions, nager dans les peurs nouvelles et dans les éternelles. En connaître assez pour savoir qu'on ne connaît rien... De toute évidence, et sans faire de mauvaise comparaison, Socrate a déjà eu 28 ans lui aussi!
Alors...
Le silence. Reposant, comme à la fin d'une toune de heavy metal. Plein, comme à la fin d'un poème de Verlaine. Épeurant, comme pour un ingénieur de la Nasa. Mais, surtout, riche, comme quand on tient la main de quelqu'un qu'on aime.
Andromède ne sait plus pour qui elle écrit. Par contre, elle sait que vous avez probablement tous des mains. Des mains à prendre pour aller plus loin. Des mains à tenir pour que les mots, dans le silence, même s'ils ne racontent rien, existent.