vendredi 6 juillet 2007
Pérégrinations
Ce soir, Andromède va bien, durablement bien...
Tout à commencé il y a trois jours, lorsque, quelque part, une bonne étoile lui a expliqué ce qu'était une compulsion... et, depuis ce temps, votre Nébuleuse préférée s'applique à détecter les siennes dans tous les recoins de son univers.
Travail ardu, s'il en est un, mais productif...
Depuis deux jours Andro fréquente la bibliothèque des arts décoratifs. Après s'être trouvé mille excuses pour ne pas y aller et pour bourlinguer avec Fiora à la place, finalement, la voilà arrivée!
Hier, un livre magnifique m'a fait l'honneur de s'ouvrir entre mes mains. Il était vieux de 120 ans et pourtant on s'est très bien compris lui et moi. Il faut dire qu'il me ressemblait un peu avec sa façade soignée, légèrement enluminée, et ses deux rubans de velour cramoisi que j'ai dénoués bien chastement. Une fois ouvert, il m'a dit qu'à travers la galaxie il n'y en avait que 100 des comme lui. Je lui ai souri, en existe-t-il 100 des comme moi ? J'espère... mon très jeune 27 ans m'a déjà permis d'en rencontrer un bon nombre. Puis, j'ai pu voir son coeur en le feuilletant avec beaucoup de précautions... une feuille de soie préservant chacune de ses illustrations, les pages n'avaient pas jauni, bref, il s'était très bien préservé en attendant notre rencontre. Ce matin, en me préparant pour aller à la biblio, j'ai pensé à lui et j'ai noué, moi aussi, un ruban cramoisi dans mes cheveux. Je savais que je ne le reverrais pas, il m'avait déjà livré tous ses secrets, mais c'était un peu ma manière de le remercier d'avoir exister, d'avoir été mon premier.
J'ai travaillé tout l'après-midi à côté d'une grande fenêtre. Il fait froid sur Paris, mais au moins aujourd'hui le soleil était au rendez-vous. Pendant qu'il m'éclairait, je laissais parfois mes yeux s'évader et, la petite Andromède à l'intérieur de moi, n'en revenait d'être assise dans la maison des plus Grands (la biblio des arts déco est à l'extrémité d'une aile du Louvre). Je voyais l'autre aile du musée qui me faisait face et, se profilant de l'autre côté de la Seine, le musée d'Orsay.
J'étais finalement arrivée, là où j'ai toujours rêvé d'être, mais seigneur que je m'étais démenée pour ne pas y aller !
En sortant, vers 16h30, je me suis dirigée vers un resto que j'avais repéré dans mon Petit routard. C'était encore mieux que ce que j'espérais, exactement mon genre de bouffe, salades fancy et sandwitchs excentriques que l'on déposait soi-même dans un petit cabaret avant de se diriger vers la salle à manger à l'arrière. C'est assise dans un grand fauteil d'osier coussiné que j'ai dégusté mes petits plats avant de réaliser, ô bonheur infini, que je pouvais même me connecter aux triples W ! J'en ai profité pour écrire un courriel du fond du coeur à Persée, ce qui m'a permis de trouver sa réponse immédiatement en arrivant chez-moi et de m'en trouver profondément réchauffée et, disons-le, illuminée.
Mais, je vais trop vite... en quittant mon petit resto (qui se nomme La Ferme), j'ai décidée d'aller me balader du côté de l'Orangerie. Malgré toutes mes visites parisiennes passées, je n'y avais jamais encore mis les pieds. Hasard magnifique, le musée est justement ouvert plus tard le vendredi soir. Je me prépare donc à rentrer, cependant je suis refoulée sur des motifs de discriminations technologiques, mon ordinateur n'a pas le droit d'accès ! Je sors donc, tout de même dépitée, mais un garde me rattrape dans les escaliers et m'indique qu'il vient d'être mis au courant d'une nouvelle procédure qui me permet de laisser mon compagnon dans un casier surveillé. Ce qui fait amplement mon affaire étant donné qu'il pèse son poids mon ordi chéri !
Alors, je suis fin prête pour la visite. Je ne suis quand même pas super emballée, l'Orangerie présente les Nymphéas de Monet, et j'ai tendance à reprocher à ce cher monsieur une passion pour le "rose saumon fluo", couleur qui m'exaspère profondément me rappelant trop les années 80 et ses délires pastels et fluorescents. Cependant ici, point de cette couleur criarde, juste des japonaises permanentées, et oups, pardon, des Nymphéas ! Bon, c'est vraiment très joli, même les obus allemands on pris garde de défoncer le toit mais pas les toiles pendant la bataille pour la libération de Paris ! Alors, ce que même les obus n'ont pas abimé, je ne peux le snober !
Mais mon véritable coup de coeur c'est passé à l'étage inférieur, on y présente une collection (qui me semble-t-il est passée à Montréal dernièrement) rassemblant des oeuvres du Douanier Rousseau, Renoir, Cézanne, Picasso, Soutine et cie. Soutine m'a beaucoup plu, j'ai même réussi à aimer un Picasso, mais je dois admettre que c'était une gouache et qu'elle ressemblait beaucoup à un Chagall ! Cependant, ma véritable trouvaille de la journée, est un tableau dû à une artiste dont je ne me rappelais plus l'existence : Marie Laurencin. Il s'agit d'un portrait de Mademoiselle Chanel (que celle-ci à d'ailleurs refusé!). Je ne sais pas c'est quoi exactement, probablement la tristesse de ses grands yeux noirs où l'on sent la réflexion intérieure s'extérioriser jusque dans la mélancolie de la pose... enfin, celle-ci m'a beaucoup touchée, à peu près autant qu'avait sur le faire mlle Claudel la première fois que jai vu son oeuvre La Valse.
Bon, alors, je vous illustre tout ça question de ne pas raconter dans le vide,
Tout d'abord, voici donc Le portrait de Mademoiselle Chanel de Marie Laurencin:

Et La Valse de Camille Claudel :

Et puis, la gouache de Picasso que j'ai bien aimé et le tableau de Chagall auquel elle me fait penser :

Sur ce, Andromède vous salue bien, car ce soir elle se gâte ! Y'a cinq épisodes tout frais de Smallville qui l'attendent !

Tout à commencé il y a trois jours, lorsque, quelque part, une bonne étoile lui a expliqué ce qu'était une compulsion... et, depuis ce temps, votre Nébuleuse préférée s'applique à détecter les siennes dans tous les recoins de son univers.
Travail ardu, s'il en est un, mais productif...
Depuis deux jours Andro fréquente la bibliothèque des arts décoratifs. Après s'être trouvé mille excuses pour ne pas y aller et pour bourlinguer avec Fiora à la place, finalement, la voilà arrivée!
Hier, un livre magnifique m'a fait l'honneur de s'ouvrir entre mes mains. Il était vieux de 120 ans et pourtant on s'est très bien compris lui et moi. Il faut dire qu'il me ressemblait un peu avec sa façade soignée, légèrement enluminée, et ses deux rubans de velour cramoisi que j'ai dénoués bien chastement. Une fois ouvert, il m'a dit qu'à travers la galaxie il n'y en avait que 100 des comme lui. Je lui ai souri, en existe-t-il 100 des comme moi ? J'espère... mon très jeune 27 ans m'a déjà permis d'en rencontrer un bon nombre. Puis, j'ai pu voir son coeur en le feuilletant avec beaucoup de précautions... une feuille de soie préservant chacune de ses illustrations, les pages n'avaient pas jauni, bref, il s'était très bien préservé en attendant notre rencontre. Ce matin, en me préparant pour aller à la biblio, j'ai pensé à lui et j'ai noué, moi aussi, un ruban cramoisi dans mes cheveux. Je savais que je ne le reverrais pas, il m'avait déjà livré tous ses secrets, mais c'était un peu ma manière de le remercier d'avoir exister, d'avoir été mon premier.
J'ai travaillé tout l'après-midi à côté d'une grande fenêtre. Il fait froid sur Paris, mais au moins aujourd'hui le soleil était au rendez-vous. Pendant qu'il m'éclairait, je laissais parfois mes yeux s'évader et, la petite Andromède à l'intérieur de moi, n'en revenait d'être assise dans la maison des plus Grands (la biblio des arts déco est à l'extrémité d'une aile du Louvre). Je voyais l'autre aile du musée qui me faisait face et, se profilant de l'autre côté de la Seine, le musée d'Orsay.
J'étais finalement arrivée, là où j'ai toujours rêvé d'être, mais seigneur que je m'étais démenée pour ne pas y aller !
En sortant, vers 16h30, je me suis dirigée vers un resto que j'avais repéré dans mon Petit routard. C'était encore mieux que ce que j'espérais, exactement mon genre de bouffe, salades fancy et sandwitchs excentriques que l'on déposait soi-même dans un petit cabaret avant de se diriger vers la salle à manger à l'arrière. C'est assise dans un grand fauteil d'osier coussiné que j'ai dégusté mes petits plats avant de réaliser, ô bonheur infini, que je pouvais même me connecter aux triples W ! J'en ai profité pour écrire un courriel du fond du coeur à Persée, ce qui m'a permis de trouver sa réponse immédiatement en arrivant chez-moi et de m'en trouver profondément réchauffée et, disons-le, illuminée.
Mais, je vais trop vite... en quittant mon petit resto (qui se nomme La Ferme), j'ai décidée d'aller me balader du côté de l'Orangerie. Malgré toutes mes visites parisiennes passées, je n'y avais jamais encore mis les pieds. Hasard magnifique, le musée est justement ouvert plus tard le vendredi soir. Je me prépare donc à rentrer, cependant je suis refoulée sur des motifs de discriminations technologiques, mon ordinateur n'a pas le droit d'accès ! Je sors donc, tout de même dépitée, mais un garde me rattrape dans les escaliers et m'indique qu'il vient d'être mis au courant d'une nouvelle procédure qui me permet de laisser mon compagnon dans un casier surveillé. Ce qui fait amplement mon affaire étant donné qu'il pèse son poids mon ordi chéri !
Alors, je suis fin prête pour la visite. Je ne suis quand même pas super emballée, l'Orangerie présente les Nymphéas de Monet, et j'ai tendance à reprocher à ce cher monsieur une passion pour le "rose saumon fluo", couleur qui m'exaspère profondément me rappelant trop les années 80 et ses délires pastels et fluorescents. Cependant ici, point de cette couleur criarde, juste des japonaises permanentées, et oups, pardon, des Nymphéas ! Bon, c'est vraiment très joli, même les obus allemands on pris garde de défoncer le toit mais pas les toiles pendant la bataille pour la libération de Paris ! Alors, ce que même les obus n'ont pas abimé, je ne peux le snober !
Mais mon véritable coup de coeur c'est passé à l'étage inférieur, on y présente une collection (qui me semble-t-il est passée à Montréal dernièrement) rassemblant des oeuvres du Douanier Rousseau, Renoir, Cézanne, Picasso, Soutine et cie. Soutine m'a beaucoup plu, j'ai même réussi à aimer un Picasso, mais je dois admettre que c'était une gouache et qu'elle ressemblait beaucoup à un Chagall ! Cependant, ma véritable trouvaille de la journée, est un tableau dû à une artiste dont je ne me rappelais plus l'existence : Marie Laurencin. Il s'agit d'un portrait de Mademoiselle Chanel (que celle-ci à d'ailleurs refusé!). Je ne sais pas c'est quoi exactement, probablement la tristesse de ses grands yeux noirs où l'on sent la réflexion intérieure s'extérioriser jusque dans la mélancolie de la pose... enfin, celle-ci m'a beaucoup touchée, à peu près autant qu'avait sur le faire mlle Claudel la première fois que jai vu son oeuvre La Valse.
Bon, alors, je vous illustre tout ça question de ne pas raconter dans le vide,
Tout d'abord, voici donc Le portrait de Mademoiselle Chanel de Marie Laurencin:

Et La Valse de Camille Claudel :

Et puis, la gouache de Picasso que j'ai bien aimé et le tableau de Chagall auquel elle me fait penser :

Sur ce, Andromède vous salue bien, car ce soir elle se gâte ! Y'a cinq épisodes tout frais de Smallville qui l'attendent !

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