samedi 30 juin 2007

Retrouvé

Mon cellulaire...
Grâce à un appel manqué de Céphée !

Ok... riez tous en coeur... mon cell servait de signet dans un livre...

Travaillé

Tout l'aprem sur mes trucs de maîtrise...
Trouvé une méthode de travail qui fonctionne...

Vraiment... l'oxygène dans le sang d'Andromède se transformera bientôt en hélium tant elle flotte !

Vive l'espresso... c'est comme du ritalin pour grand !

Vu

Le baby-boom français en personne !

Des bébés, des poussettes, des mini-filles et des mini-garçons partout, partout, partout !

Sans blague, dans la rue y'avait plus d'enfants que de parents... dépaysant !

Egaré...

Mon cellulaire...

Là, je sors acheter des haut-parleurs pour brancher à l'ordi... mais, Persée, tu pourrais m'appeler pour m'aider à le trouver plus tard dans l'aprem ?

Trouvé

Du bacon... sans couenne et sans cartillage (!)

De la pâte d'arachides !

Du lait pasteurisé, avec une date de péremption après le mois de juin, wow (!) sans joke...

Une librairie à Vincennes qui aura Harry Potter en anglais le 21 juillet !

Inutile de préciser qu'en ce moment Andromède est infiniment heureuse !

Pensé

Mon âme est un violoncelle qui joue du Schubert...

vendredi 29 juin 2007

Petite généalogie perséidienne...

Ok... je crois que de petites spécifications mythologiques commencent à s'imposer !

Alors au départ on a Cassiopée et Céphée (Reine et roi d’Éthiopie) qui ont une fille : Andromède. Cassiopée, fière de sa progéniture, dit à qui veut bien l’entendre que sa fille est aussi belle que n’importe laquelle des cinquante Néréides. Vaguement issultées, les Néréides, qui composent la suite féminine de Poséidon, demandent à celui-ci de les venger de cet affront. Poséidon, n’en pouvant plus de les entendre jacasser, décide d’envoyer un monstre marin proche du domaine des trop fiers parents. Comme la baleine déclenche une innondation et se met à détruire hommes et bétails, le roi et la reine vont consulter l’oracle d’Ammon qui leur dit qu’ils n’auront pas de répit tant que le roi ne livrera pas sa fille au monstre. Illico presto, Andromède est enchaînée à un rocher sur la côte, attendant d’être dévorée par le monstre.

Heureusement, Persée passait par là. Il se baladait tranquillement sur le dos de Pégase lorsqu’il vit cette pauvre jeune fille à poil livrée à la colère des eaux. Ou comme le dit plus joliment que moi Ovide : « Persée la voit attachée sur un rocher, et, sans ses cheveux qu’agite le Zéphyr, sans les pleurs qui mouillent son visage, il l’eût prise pour un marbre qu’avait travaillé le ciseau ».

Pas fou, avant de la délivrer, Persée s’assure quand même auprès des parents que ceux-ci la laisserons le marier si jamais il réussit à la sauver. Promesse en poche il s’élance donc sur le monstre et après un combat acharné, il se rappelle qu’il vient de tuer Méduse, l’une des trois Gorgone, et qu’il a eu la bonne idée de lui trancher la tête et que cette même tête à le pouvoir magique de pétrifier les méchants en les transformant en pierre. Persée sort donc la tête de son blouson, pétrifie la baleine, délivre Andromède, tue en passant Phinée, le fiancée initial de celle-ci, qui râlait quand même un peu de voir sa belle entre d’autres bras.

Bon, ensuite, Andromède et Persée eurent une nombreuse progéniture, six garçons (dont Persès papa des Perséides et du peuple Perse) et une fille au nom rappelant une maladie vénérienne : Gorgophoné.

Maintenant qui est Persée et d’où vient-il ?

Persée est le fils de Danaé, une beauté enfermée dans une tour par son papa parce que celui-ci ne voulait pas qu’elle soit fécondée. C’était sans compter sur le rusé Zeus qui se transforma en nuée d’or et féconda tout de même la belle. Mis devant le fait accompli le papa ne put rien dire et Danaé put élever Persée en paix.


Ça c’est l’histoire de la mythologie grecque telle que racontée par plein de vieux littérateurs genre Sophocle, Euripide, Ovide et plus récemment Corneille.


Maintenant, de mon côté, comme mon blogue est à moi, que j’y fais ce que je veux et que ma vie est un peu plus détaillée et parfois plus compliquée que celle de l’Andromède originale, voici quelques uns de mes ajouts. Comme mon Persée à deux papas, je leur ai donc donné les noms de Zeus et Jupiter. (Qui sont en fait la même personne, l’un dieu grec, et l’autre romain… pratique !) Zeus est le papa biologique de Persée et Jupiter le papa qui l’a élevé. Maintenant Persée 2007 à un demi-frère qui partage avec lui le même papa (Zeus). Ce qui était assez pratique puisque Zeus est, dans la mythologie, papa d’environ la moitié de ce qui respire ! En cherchant un peu, j’ai trouvé qu’Héraclès (Hercule dans la mythologie romaine) était également un fils de Zeus. Et en plus le vrai-demi-frère a la stature impressionnante du dit Héraclès, alors ça fitte ! Cool ! (Dans la blogosphère, Héraclès répond également au pseudonyme de L’Interventionniste.)

Ça y est vous suivez toujours ?

Maintenant, pour m’amuser un peu ce matin, j’ai également décidé de baptiser deux de mes meilleures copines. Et croyez-moi ce ne fut pas facile ! Premièrement parce que je ne voulais pas leur donner des noms incongrus, genre Clymène ou Callirrhoé… Et ensuite, parce que je voulais quand même que leur surnom aie un certain sens. J’ai donc décidé de les surnommer Séléné et Cassandre.

Séléné est une belle femme au visage pâle qui luit d’une douce lumière argentée, c’est la déesse de la Lune. On raconte qu’elle a eu plusieurs amants, dont un faible pour les bergers puisqu’elle se fit Pan et Endymion (qu’elle plonge dans un sommeil éternel pour qu’il conserve sa beauté). La légende veut qu’après s’être baignée dans l’océan, elle mène un char argenté à travers le ciel. Alors, So, le voici le surnom que tu te cherchais !

Cassandre est une princesse troyenne, fille de Priam et d’Hécube. Homère la décrit d’ailleurs comme la plus jolie des filles de Priam. Aimée d’Apollon, celui-ci lui accorde le don de Prophétie. Cependant lorsqu’elle repousse le dieu, il la condamne à ne jamais être crue. La vie de Cassandre n’est pas jojo, car plus elle prédit l’avenir avec précision moins on la croit. Cependant, ses pouvoirs divinatoires, mais surtout le refus des autres de lui accorder foi m’ont fait pensé à toi Andrée-Anne…

Alors, quelqu'un d'autre veut être baptisé dans le monde des Chroniques perséides ? Sachez que ça me fera plaisir, car j'ai eu un fun fou à naviguer dans Wiki et dans les Métamorphoses d'Ovide !

J'ai en ce moment un petit bogue de la part de blogspot qui refuse que je vous mette des images de tout ce beau petit monde, mais dès que je réussis à le contourner, vous aurez aussi des illustrations pour vous aider !


mercredi 27 juin 2007

Petite réflexion sur la dépendance amoureuse (bis)

Hum... Andromède est très songeuse ce soir. Un courriel de Zeus l'a bien fait réfléchir...

Résumons... Lorsqu'on aime une personne, cette personne devient l'objet de notre amour, il devient donc normal que notre bonheur dépende en partie de cette personne.
Si la vie est la même avec ou sans mon amoureux, pourquoi même avoir un amoureux ?
Être en amour sans aucune dépendance reviendrait donc simplement à être amoureux de l'amour.
Finalement ce serait ça la différence entre le plaisir et l'amour... Je peux avoir beaucoup de fun toute seule, mais si je n'ai personne à qui le raconter, avec qui le partager, je n'ai pas l'amour...

Ce que je trouve très cool avec mon explication c'est que ça peut s'appliquer à toutes les sortes d'amour, familial, amical et amoureux... Essayez, vous allez voir, ça marche !

Aimer, finalement serait d'accepter que son bonheur dépende de la présence de quelqu'un d'autre. Voilà pourquoi l'absence crée la souffrance. Et, lorsque l'absence ne crée plus la souffrance, c'est que l'on n'aime plus ? ou que l'on s'est habitué à la souffrance... ou qu'à l'intérieur de soi on a réussit à créer une entité indépendante de l'objet réel de l'amour et cette simple présence dans notre psychée remplace l'objet réel ? Ce qui équivaut à aimer l'amour, non?

Ouf ! Même Andromède ne se retrouve plus dans ses propres pensées ! Je vais y réfléchir plus longuement et vous revenir avec mes conclusions...

Demain, pour alléger l'atmosphère je vous promets une analyse en direct du Cantique des cantiques ! Ben non, je vous niaise... Je tiens quand même à garder mon lectorat !

Andromède vous envoit plein de câlins transatlantiques et s'en va sombrer dans les bras de Morphée ! T'inquiète P. ce n'est qu'une image, tu peux laisser la tête de Méduse là où elle est...
;-)

Vu

A la télé, une vente aux enchères en direct de Sotherby's Paris. La vente portait sur des manuscrits et des publications de Charles Baudelaire.
J'ai vu de mes yeux vus s'envoler une première édition des Fleurs du mal dédié par Baudelaire à Delacroix pour 510 000 € !
Et les deux commentateurs d'expliquer que Delacroix en avait vraiment rien à foutre du poète, qu'il trouvait même achalant avec son admiration ! D'où la valeur du bouquin... parce que Delacroix l'avait conservé malgré son indifférence !
Ayoye !
Si j'osais, je dirais même surréaliste !

Petites réflexions sur ma solitude...

Ça fait maintenant 7 jours que je suis arrivée ici. Déjà en une semaine et j’ai pu réaliser à quel point le fait d’être seule change beaucoup de chose dans la vie quotidienne. En voici quelques exemples :

Mercredi soir dernier, j’ai écrasé une bibitte ET l’ai ramassée! Certainement, en poussant des petits cris d’horreur et en manquant de faire une crise d’hystérie à chaque fois que mes doigts rencontraient la protubérance du cadavre sous les cinq épaisseurs de papier de toilette qui devaient servir à la ramasser… Mais, quand même, je l’ai fait moi-même sans alerter les voisins ! Pour tous ceux qui seraient dubitatifs devant le récit d’une telle expérience, je tiens à vous rappeler qu’Andromède est cette même fille qui avait déserté son appart durant 3 jours en 2002 parce qu’elle avait trouvé une guêpe morte dans son linge sale sur le plancher de sa chambre! Et qu’en 2006 elle a appelé une amie en larme parce qu’il y avait un taon « plus gros qu'elle » dans le salon… et qu'elle est restée enfermée dans sa chambre jusqu’à temps que Persée revienne du travail pour débusquer le monstre… Donc, vous comprenez mieux maintenant l’ampleur de la réussite lorsque je dis que j’ai écrasé et ramassé une bibitte (bon, après deux jours à regarder de loin le soulier qui avait servit d’arme contondante… et sous lequel reposait le cadavre) !

De plus, hier, j’ai fait de la cuisine… mais autrement que pour des raisons utilitaires, pour le plaisir ! (Je vous rappelle encore une fois qu’Andro est le genre à se laisser mourir de faim si Persée ne rentre pas souper !) Donc, j’ai pris des ingrédients dans mon frigo et j’ai décidé de les agencer selon mon imagination, ce qui fait que j’ai très bien mangé, et soupé deux fois ! La première fois j’ai mangé une quiche aux trois fromages (bon, celle-là je n’ai eu qu’à la faire réchauffer au four) et une salade tiède de mesclun agrémenté d’un mélange de courgettes, champignons et tomates chaudes le tout arrosé d’une vinaigrette aromatisée aux framboises et basilic (tout ça fait maison !). Ensuite, grosso modo à partir des mêmes ingrédients, j’ai inventé un gratin, en ajoutant des morceaux de poulet (que j’avais pensé à pré-cuire !), de la sauce à la crème aux champignons et recouvert de fromage Gouda. Il m’en reste encore, si vous passez par chez-moi dans la semaine je vous ferai goûter avec plaisir !

Puis… la plus grosse différence est sûrement informatique… Je n’ai pas encore réussi à tout contrôler, mais depuis mon arrivée j’ai fait fonctionner ma webcam, utiliser un nouveau logiciel (Skype), branché un micro, utilisé Photoshop pour réduire le poids de plusieurs photos et autres petites choses dans le genre qui se seraient autrement résumées par un PERSÉÉÉÉÉÉÉÉEEEE VIENT M’AIDER si j’avais été à la maison!

J’ai également fait deux lavages même s’il restait encore du linge dans mes tiroirs et lavé deux fois la vaisselle même si j’ai un lave-vaisselle ! Et depuis que je suis à Paris, je n’ai mangé qu’une seule fois au McDo… bon faut dire que le goût du « Royal cheese » m’a un peu dégoûtée, mais bon ! Et, ô bonheur, j’ai pu aller au cinéma à trois secondes d’avis!

Pourtant, je me suis toujours considérée comme une fille très indépendante, mais il faut bien admettre que le couple à tendance à me ramollir… car la dernière fois que je me suis sentie comme je sens aujourd’hui c’était en 2003, durant ma dernière année de célibat. Il me semble donc j’étais plus indépendante à 23 ans qu’à 27… et je dois dire que c’est un constat qui ne me plaît pas beaucoup !

Laisser tomber sa carapace et défoncer le mur de six pieds qu’on avait érigé autour de soi pour permettre à quelqu’un d’entrer dans sa vie et d’atteindre son cœur vient-il toujours avec une certaine dépendance envers cette personne ? Pourtant j’essaie de voir en quoi Persée lui aussi aurait pu ramollir au cours des trois dernières années et ce que je trouve n’est pas très concluant… le linge propre est plié avant d’être mis dans les armoires… il mange des légumes au moins une fois par semaine… il a plus de vêtements, il lit le Devoir et écoute le 95,1. Sinon quoi d’autre ? Dépend-t-il vraiment de moi pour des activités de base ? C’est lui qui fait à manger, qui call l’heure du dodo, qui déplace les meubles, qui repasse ses chemises, qui agence ses cravates, qui suggère les achats électroniques. Ah oui, finalement, je vois, la paperasse, c’est moi qui m’occupe de la paperasse, des impôts, des comptes, etc. Ok, c’est pas si pire, c’est moins déprimant que je pensais… Je reste quand même minimalement adulte en sa présence !

Mais, quand même, la question reste là, pourquoi le couple diminue-t-il mes compétences? Suis-je toute seule à vivre cela ? Et est-ce un signe de confiance ou un acte de soumission ? Le côté positif dans tout cela, c’est que je me rends compte que si mes dépendances sont réelles, elles ne sont que pratiques et pas intellectuelles… La manière dont je réfléchis, ce que je pense m’appartient entièrement. Bien sûr Persée me stimule, m’apporte beaucoup de réflexion, de culture, mais je pense que cela va dans les deux sens. En fait, je suis certaine que ça va dans les deux sens et je crois même que c’est pour ça qu’on s’aime autant ! Je sais que je ne suis pas un pur esprit, mais on s’entend, n’est-ce pas l’essentiel ? Le reste, la bouffe, le ménage, les bibittes est-ce si important ? Est-ce vraiment ça qui fait une vie ? Non, je ne pense pas … La couleur des murs est moins importante que mes opinions politiques et la marque de la télé fichtrement moins que ce qu’on décide de mettre dedans ! D’ailleurs on a encore une vieille Trinitron des années 70, mais c’est grâce à ma mémoire d’éléphant qu’on a découvert West Wing ! Alors, tout va bien… Je peux continuer à vivre en paix, je ne suis pas une affreuse sangsue aspirant l’énergie vitale de son amoureux !

Mais bon, quand même, la solitude que je vis actuellement me permet de réaliser chacune de mes petites dépendances… ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, et j’espère bien que ça me permettra de changer certaines choses à mon retour ! Sauf pour les bibittes… pour les bibittes je sais que ça changera rien, mais c’est une phobie… et qu’est-ce qu’on peut faire contre une phobie, je vous le demande ?

dimanche 24 juin 2007

Ma Saint-Jean...

Aujourd'hui Andromède a été se promener et faire du repérage au Musée des Arts décoratifs.

Pour l'occasion elle a pensé à vous et à notre fête nationale. Voici donc mes Saint-Jean-Baptiste :

Notre concurent no 1 : provenant de Bourgogne, datant du 14e siècle, sculpté dans la pierre ; accueillez-le chaleureusement !



Le concurent no 2 est un retable de Saint-Jean-Baptiste créé par Luis Borrassa en Catalogne vers 1420, il est conçu en tempera sur bois. On lui donne une bonne main d'applaudissement !




Et, finalement, le dernier concurent de la soirée : Une prédication de Saint-Jean-Baptiste, de style Rocaille, il s'agit d'une huile en camaïeu datant de 1762-1767 peint par le célèbre favori de la marquise de Pompadour : Fraaaaaançois Booooooouuuuuuuucher !



Bon... je sais pas pour vous, mais de mon côté, je décèle un certain sarcasme dans ma voix....
C'est peut-être le fait d'être loin des célébrations, mais j'ai passé la journée à me demander :
Fête nationale... fête de quoi ?
Fête d'un peuple trop chieux pour se diriger lui même, fête d'un peuple doper au Banquier et à la Poule aux oeufs d'or et qui veut surtout pas être débranché. D'ailleurs je dis un peuple, quel peuple ? Un peuple trop accomodant au goût de la majorité, un peuple qui sait tellement pas ce qu'il veut qu'il préfère voter pour une option imaginaire. Un peuple d'adolescents qui veulent être "autonomes" tout en pouvant continuer à revenir pleurer dans les jupes de leur mère !

C'est peut-être le fait de me faire dire 20 fois par jour que je suis canadienne qui finit par déteindre, mais sincèrement, si mon peuple ressemble à la gagne de twit qui ont voté aux dernières élections, je préfère faire partie d'un peuple qui inclu le monde de Vancouver et de Toronto ! Parce que de plus en plus souvent je commence à me sentir beaucoup plus d'affinités avec eux qu'avec ceux qui viennent de Drummondville, de Mascouche ou de Lévis !

Demain (oui, oui, le 25 !... cynisme...) y'a le Conseil Québécois de patatipatata qui organise une saint-jean dans le 16e. Je vais y aller, mais sincèrement, c'est plus pour voir si je pourrais pas soudoyer un pot de beurre de peanut crunchy à quelqu'un... Y va y avoir un band made in quebec qui va être là... ceux qui crachent dans la main qui les nourrit... qui font juste de la pub de poteaux de téléphone et qui jouent de la musique en famille... voyons... leur nom m'échappe... c'est genre la fanfarre qqchose... bon attendez, je vais vérifier...

Après vérifications, c'est donc sur la musique de la Chango Family que je vais peut-être pouvoir manger une poutine de chez-nous car comme ils le disent sur le site : "un casse-croûte « à la québécoise » sera proposé aux participants". Je manquerais pas ça pour tout l'or au monde !

Bon, en passant, pour tous ceux que mon cynisme décapant inquièterait... dites vous que c'est juste les parisiens qui déteignent et je compte toujours voté Oui à un prochain réf... oups le mot refuse de s'écrire... fdum... non toujours pas ! fefden... pas plus !

NATION, WE ARE DOOOMED ! ! !

Oh no, they implanted a microship in my head !
CANADA : the better best country!
P.E.T. rules !
I don't wanna lose the Rockies !
Calgary : center of the new free world !

Stephen Harper get out off my mind ! ! ! ! !

samedi 23 juin 2007

Tourmente dans le monde de l'art...

Chers lecteurs...

Ce soir Andromède souhaiterait vous entretenir d'une polémique artistisque s'étant déroulée dans les derniers jours dans notre chère Capitale nationale. C'est la première fois qu'Andromède prend part à ce genre de querelle et c'est pourquoi elle souhaite partager avec vous les tenants et aboutissants de l'affaire.

Au commencement, il y eu un journaliste de l'hebdomadaire Voir de Québec (Alexandre Motulsky-Falardeau) qui publia la "pseudo-critique" suivante:


L'art actuel dans tous ses états

Alexandre Motulsky-Falardeau

L'installation Réverbération d'Yves Tremblay. photo: Lucie Marcoux

L'installation Réverbération, présentée au Lieu, est un exemple de la pauvreté esthétique dont sont parfois atteintes les expositions en art actuel. De surcroît, force est de constater que Le Lieu n'a pas réussi, en 25 ans d'existence, à trouver sa voie, ni à s'émanciper des beaux-arts.


L'installation a maintenant plus de 25 ans au Québec. Et depuis que le centre a ouvert ses portes et offre des expositions, on attend encore de voir vers où exactement se dirige cette pratique peu ou prou connue du grand public. Histoire de boucler la boucle, Le Lieu récidive en proposant le plus récent travail d'Yves Tremblay, le premier à avoir exposé une installation au Lieu. Avec Réverbération, l'artiste, qui vit et travaille à Chicoutimi, tente de réfléchir sur les horreurs de la guerre en esquissant "une zone conflictuelle par laquelle se produit la rencontre entre un objet militaire et [...] civique". De la civière déformée à la photographie trafiquée, en passant par le parachute qui se gonfle et se dégonfle en fonction de l'activité humaine qui se déploie dans l'espace d'exposition, ce projet est conforme au mot d'ordre de l'art actuel du Lieu, 25 ans plus tard.

Cela dit, ce qui se passe dans l'esprit des installateurs et des performateurs est symptomatique d'une société artistique qui ne sait plus trop quoi faire pour être géniale. Ces artistes, à trop chercher rien et son contraire, ne trouvent des innovations que là où ils ne peuvent qu'emprunter, sans jamais inventer quoi que ce soit, s'inspirant tantôt de la danse et de la poésie, tantôt des sculpteurs, des peintres et des graveurs - qui eux sont les véritables avant-gardistes du XXIe siècle.

Bref, au fur et à mesure qu'ils ont emprunté au théâtre, à la sculpture, à la danse ou à la poésie, les performateurs et installateurs ont oublié d'offrir quelque chose de nouveau d'un point de vue artistique. Certes, ils ont influencé le cinéma et le théâtre. Mais à vouloir tout faire en même temps, à vouloir être absolument tout à la fois et rien complètement, l'installation et la performance ne sont-elles pas devenues, conséquemment, des pratiques marginales? Et est-ce parce qu'elles n'ont pas d'objets propres et de techniques singulières - car elles ne sont que le mélange de plusieurs arts - que l'installation et la performance ont de la difficulté à se trouver un public?

Le résultat de tout cela, c'est qu'en demeurant hybrides, multidisciplinaires, pour ne pas dire transdisciplinaires, les artistes qui ont exposé des installations et fait des performances durant les 25 dernières années ne sont pas toujours parvenus à attirer un public suffisant pour qu'on puisse dire qu'ils ont "amélioré" la société - ce qui doit d'abord et avant tout être la fonction de l'art, c'est-à-dire un facteur de développement social et culturel. A contrario, à l'image de cette exposition anniversaire, la plupart des expositions de type installation et performance sont dépourvues d'originalité et de profondeur. Non pas que les causes que les artistes y défendaient et y défendent aujourd'hui par l'entremise des oeuvres exposées ne soient pas vertueuses - personne ici n'oserait s'opposer à la vertu -, c'est simplement qu'à force d'être constamment en train de rejeter les formes traditionnelles des arts visuels au profit des autres formes d'arts, telles que le théâtre ou la poésie pour ne nommer que celles-là, les dirigeants de l'art actuel de Québec en sont venus à créer une chimère dont les ramifications se font sentir partout ailleurs que dans les arts visuels. Qui plus est, alors qu'ils disent tenir un discours critique et novateur sur le monde, l'on voit les dadaïstes se retourner dans leur tombe et l'on entend Duchamp crier, du haut de son urinoir, au pastiche et au déjà vu.


Etant lui-même un artiste conceptuel de la Ville de Québec, Héraclès, le beau-frère, dit aussi l'Interventionniste, a écrit la réponse suivante sur son blogue :


« L'art est une chose beaucoup plus profonde que le goût d'une époque. »
« Plus la critique est hostile, plus l'artiste devrait être encouragé. »
(citations de Marcel Duchamp )
Monsieur Alexandre Motulsky-Falardeau,
Dans votre « critique » sur l’installation d’Yves Tremblay, que l’on peut qualifier de vendetta contre Le Lieu, centre d’art qui est reconnu mondialement pour sa qualité, son audace et sa pertinence dans le monde de l’art actuel, le lecteur s’intéressant aux « autres » formes d’arts s’aperçoit rapidement que vous n’aimez pas les installations ; ou simplement, vous ne connaissez peut-être pas le domaine de création que représente cette forme « hybride, multidisciplinaires, pour ne pas dire transdisciplinaires » d’art ?Parce que réfuter l’installation en donnant comme argument que ce n’est qu’une pratique marginale, qu’elle n’est qu’un mélange (ah ! la bâtardise qui pollue l’Art…) et que souligner que les sculpteurs, les peintres et les graveurs sont eux les vrais avant-gardistes de votre vision qu’est le sacro-saint art visuel démontre, en fait, une vision bien arrêté, à la limite de la démagogie signé Radio-Poubelle made in Québec city. Vous souhaiteriez le retour à un certain pompiérisme que je ne serais pas surpris et cela à cause de vos arguments entourant moins l’œuvre de Tremblay que votre regard sur le travail des artistes québécois et des centres d’artistes qui avancent dans l’art « impure » depuis 25 ans.
La dernière phrase de votre article est une preuve, selon moi, de votre dégoût ou plutôt de votre ignorance en ce qui touche l’installation et ses créateurs. En citant les dadaïstes et surtout en osant citer Marcel Duchamp (du haut de son urinoir) criant au pastiche et au déjà-vu, vous démontrez clairement votre manque de connaissance face au sujet. Pourquoi, par manque de connaissance faut-il brouiller les cartes ? Pourquoi faut-il absolument, faute de documentation et de recherches, « planter » une œuvre, une forme d’art? Ne serait-il pas plus sain de ne rien écrire ou encore mieux, d’avouer sa perte de repère, son incapacité à décoder cette forme d’art ? Il est vrai qu’il est plus facile de « descendre » un sujet que de montrer de l’humilité…


Puis, en réaction au texte original qu'elle a lu sur le blogue de l'Interventionniste, voici maintenant le message qu'Andomède a rédigé. Ce texte a d'abord été écrit en guise de commentaire, puis a été publié par l'Interventionniste sur son blogue. Le voici maintenant pour le plaisir de vos propres yeux :


Ok par où commencer ???
L'historienne de l'art en moi est vraiment estomaquée ! Je veux d'abord préciser que je n'ai pas vu l'exposition et, en toute franchise je ne connais pas l'artiste Yves Tremblay. Cependant, comme la critique de M. Motulsky-Falardeau se permet de faire le procès de l'ensemble de l'art d'installation et de performances (qu'il semble d'ailleurs confondre!), je me permetterai donc de faire la critique de l'ensemble de son article.
Premièrement, parce que c'est selon moi la preuve la plus criante de l'ignorance de M. Motulsky, je voudrais préciser que, celui qui fait se retourner les artistes Dada dans leur tombe, est bien le journaliste lui-même ! Sachez monsieur que d'ajouter un "istes" a dada dans une critique qui se voulait, je crois, sérieuse, ne fait que démontrer votre méconnaissance d'un mouvement qui réclamait justement une coupure avec tous les "ismes" qui les précédaient ! Comme l'a écrit le réputé Yves Michaud avant moi, Dada représente le niveau zéro de l'art, dans cette optique vouloir l'assimiler, comme votre ignorance vous le fait faire, à une histoire de l'art historisiste tient pour moi de l'hérésie ! Mais bon, passons...
L'aspect de l'art de performance et d'installation que vous semblez le plus décrier se résume, je crois, dans leurs racines hybrides plongeant aux sources de multiples arts. Je ne sais comment témoigner de la stupidité d'une telle pensée, mais bon, puisqu'un exemple vaut mille mots, je voudrais que l'on se rappelle qu'à l'origine plusieurs des pièces de théâtre de Molière étaient entrecoupées de ballet. Le ballet Gisèle lui-même fut créer à partir d'un texte de Théophile Gauthier. La majorité des tableaux des peintres romantiques français et anglais représente les oeuvres littéraires d'Ovide, d'Homère et de Goethe pour ne nommer que ceux-là. Dois-je également vous rappeler que pendant très longtemps les décors d'opéra furent peints à la main? Et que dire d'Apollinaire pour qui la forme visuelle de ses poèmes était aussi importante que leur contenu ! A ce compte là, il ne doit y avoir que l'art de la Grèce antique pour trouver grâce à vos yeux !


L'hybridité en art, monsieur, est ce qui garde l'art vivant !

Vous vous demandez si ces "mélanges", comme vous les appelez, ne sont pas la raison pour laquelle le public reste indifférent... vous en reparlerez à Chardin, à Greuze, à Van Gogh, à Camille Claudel, à Marc-Aurel Fortin. Ceux-là non plus n'ont pas eu les faveurs du public de leur vivant et leur art n'avait rien de l'hybridité que vous reprochez aux performateurs et aux installateurs !
Maintenant tant qu'au procès que vous faite aux dirigeants du monde de l'art contemporain de Québec... je voudrais simplement vous souligner que l'artiste canadien (David Altmejd) représentant le Canada à la biennale de Venise cette année (juste la plus importante manifestation d'art contemporain au monde!) est un artiste dont les oeuvres sont des installations. L'art d'installation n'est pas uniquement issu de votre bonne ville de Québec, monsieur, il s'agit d'une forme d'art internationale. Je trouve très décevant que votre mépris de la rigueur innérante à un critique aie probablement découragé plusieurs de vos lecteurs de même seulement essayer de comprendre cette forme d'art qui est un fabuleux reflets de notre monde où les "mélanges" de toutes sortes sont chose courante !
Mais, peut-être que du haut de votre chaire, vous avez un problème avec ça aussi ?

Voilà ! Dans un premier temps Andromède n'aurait pas pensé que ce genre de texte pouvait être intéressant, mais à en croire l'Interventionniste, plusieurs commentaires positifs lui ont été faits concernant ce texte; c'est donc avec la gène propre aux "premières fois" que je le partage avec vous, en espérant ne pas vous avoir trop ennuyé avec tout ça !

Vous souvenez-vous des poutres ?



Décidément, Andromède est très enthousiasmée par la nouvelle option qu'elle vient de découvrir sur son blogue : la possibilité d'afficher des photos ! Mais parce qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César, mentionnons que la découverte est surtout dûe aux explications techniques de Persée !


Enfin, donc, vous vous souviendrez peut-être que lors de son premier message suite à son arrivée à Vincennes, Andromède s'interrogeait sur l'âge des poutres apparentes dans son appartement... Parce qu'une image vaut mille mots, voici donc ces fameuses poutres et un exemple de ces clous semblant provenir de l'époque néolitique :



Fête de la Musique

Jeudi, le 21 juin dernier, c'était la fête de la Musique dans toute la France. Des évènements gratuits avaient lieu dans tout Paris. Entre la Symphonie Fantastique de Berlioz au Musée d'Orsay et la Pathétique de Tchaïkovski sous la pyramide du Louvre, Sophie (ma coloc de deux jours déjà rentrée au Québec) et moi avons décidé d'aller aux Invalides (où se trouve la tombe de Napoléon) entrendre l'orchestre des Gardes Républicaines interpréter les plus grands classiques de la musique de cinéma.



Nous avions décidé d'y aller parce que dans le pamphlet il était inscrit qu'il y aurait un support visuel. Très nord-américaine, j'en avais déduit qu'il y aurait un écran géant sur place qui diffuserait en même temps des extraits de films... ça semble évident, non ? Eh bien non ! Leurs effets visuels se résumaient en des jeux de lumière dans la cours des Invalides où avait lieu le concert (télédiffusé en direct quand même !)










Voici d'autres photos de l'évènement : l'orchestre, et le chef d'orchestre.




Et puis, en rentrant à l'appart après le concert, j'ai demandé à Sophie de me photographier avec deux de mes nouvelles amies achetées à bas prix : Marguerites et Grandes Marguerites !


Lu... (bis)

"Je pense que la majeure partie de vos fidèles russes se réfugient en Dieu sans y croire vraiment, juste parce que Dieu est préférable au capitalisme. [...] Alors, Dieu... c'est mieux que le Goulag et moins cher qu'une Bentley. Quel étrange siècle... C'était bien la peine de faire la révolution soixante-dix ans pour finir par transformer Moscou en Las Vegas, et retourner à l'église confesser nos turpitudes."

Beigbeder, Au secours Pardon, p.106-107


Lu

Beigbeder, Au secours pardon, p.57 :
"J'habite Moscou depuis un an : la Ville des Espoirs Déçus. Ici, la beauté est un sport national. La Russie est grande et ses habitants sont pauvres : leur seule distraction consiste à réciter des poèmes en marchant dans des forêts de bouleaux, ou à faire la sieste au bord de larges fleuves immobiles. Ce sont de grands pauvres comme il y a de grands bourgeois. C'est un pays où les hommes meurent tous à cinquante ans ; leurs veuves vendent des chatons à la sortie du métro. De temps en temps, une vieille meurt transpercée par une stalactite tombée d'un échafaudage. C'est assez spectaculaire, l'hiver moscovite."
Magique !

Vu

Ecrit sur la vitrine d'une galerie vincennoise :
"N'ayez pas peur, ce n'est que de l'art !"

Rafraîchissant !

jeudi 21 juin 2007

Lorsque le ridicule ne tue pas...

Chers amis lecteurs,

Aujourd’hui Andromède aura besoin de toute votre compassion. Après une nuit grise (pour dire qu’elle fut à demi blanche) je me suis fait réveiller par le superbe air de l’opéra Zaïde de Mozart (mélomanes à vos pitons, trouvez-moi le nom de la toune en question!). En effet, j’avais sans le savoir la veille syntoniser le poste « Radio Classique » de Paris. Bon, bref, disons donc que je me suis levée assez inspirée et que je me suis dis qu’étant remplie de courage et d’inspiration de la sorte, il était temps pour moi de m’attaquer à la composition d’un de ses fichus résumés analytiques, qui devront être au nombre de six, à la fin de mon voyage. Remplie de détermination et mourrant de faim je décide donc de sortir m’attabler à un café avec mon livre, un crayon à mine et des post-it en croyant que je pourrais trouver un café sympa où je pourrais boire un latté et manger un croissant tout en analysant ce fameux bouquin sur l’Art nouveau en France.

Eh bien chers amis, ce fut ma première erreur de la journée ! En effet, pouvez-vous imaginer que je n’en ai pas trouvé… d’après ce que je comprends, à Vincennes soit tu achètes des croissants, soit tu vas prendre un café mais les deux ensemble sont introuvable, enfin, pour l’instant car Andromède ne désespère pas de trouver le café rêvé où café, croissant et Internet sans-fil l’attendent à bras ouverts. Ça me fait penser à mon tout premier voyage à Paris en 2002 lorsque j’avais été incapable de trouver une librairie… je pense que le coup du café et du croissant est à peu près du même calibre ! Je suis à Paris putain ! Je devrais être en mesure de trouver une librairie où ils servent du croissant et du café, non ??? Mais peut-être mes attentes sont elles irréelles… je ne pensais jamais de la vie rêver d’être sur Sainte-Catherine Ouest pour aller prendre un café chez Chapters ! et pourtant…

M’enfin…

Donc, décidée à ne pas me laisser abattre, je décide d’aller chez Monoprix m’acheter café et filtres puisque je me rappelle avoir détecter une cafetière sur le comptoir de ma cuisine… Après être restée estomaquée pendant cinq minutes devant l’étagère où ils ne présentaient que de l’instantané, de la chicorée (ça l’existe encore!) et du Nescafé, je me dis que, vraiment là, ils poussent trop fort, ça ne se peut pas ! C’est à se moment que j’ai la bonne idée de me tourner et … de trouver le vrai café ! Ne connaissant rien à leurs marques, outre le « Noir Désir », je me suis ruée sur la boîte argent de café ILLY, le meilleur que j’ai jamais bu ! Bon, à 6 euros la boite je vais le déguster mais c’est quand même moins cher que le 15 $ chargé à Montréal pour la même quantité.

Finalement, arrive à la maison pour trouver que personne n’a probablement bu de café dans cette maison depuis plus d’un mois étant donné que le vieux filtre est entrain de se transformer en compost au sein même de la cafetière… ceux qui connaissent mon désamour pour tout ce qui est monocellulaire où s’en rapproche de trop près dans l’évolution (genre le chat est ok, mais tout ce qui vient avant me rebute) comprendrons l’immense acte de courage qu’à consisté pour moi le lavage de la dite cafetière !

Cinq minutes après, j’ai réussissais à comprendre qu’il faut allumer la lumière de la cuisine pour que le courant passe dans la cafetière (!). Puis face au très peu de liquide qu’il y avait dans le réceptacle, je me suis dit que la cafetière faisait probablement de la rétention d’eau, ce qui était en effet le cas ! Refusant d’abandonnée si près du but, je me décide donc à traire le filtre à café au dessus de ma tasse (j’ai même réussi à en remplir deux ! ) jusqu’à ce que le dit filtre implose sur lui-même, probablement parce qu’il n’était pas conçu pour un tel usage ! Mais bon, des six précieuses cuillerées de Illy, je n’ai réussi qu’à tirer deux tasses, mais quelles tasses ! C’est tellement bon que je me disais que si je ne réussissais pas à terminer cette foutue maîtrise, je pourrais me recycler dans les métiers de la ferme, mon instinct pour la traite étant définitivement inné ! En effet, je peux vous assurer qu’avant aujourd’hui, Andromède n’avait jamais trait rien ni personne, il s’agit donc, de toute évidence, d’un don des dieux ! (Si voulez updater Wiki et ajouter à la rubrique Andromède le titre de déesse de la traite, vous avez beau !)

Vous remarquerez cependant qu’avec toutes ces péripéties je n’ai pu encore ouvrir mon livre et débuter ce fameux résumé analytique. Alors, décidément si j’échoue à compléter ma maîtrise, je décrète que la faute en sera imputée aux putains de cafés vincennois pas capables de servir du café au lait et des croissants comme tout le monde !

Et, devinez quoi, maintenant, mon café est froid !

mercredi 20 juin 2007

Vincennes en vrac

Je sais, plus de deux semaines ont passées sans qu'Andromède ne donne signe de vie. Ce n'était pourtant pas de la mauvaise volonté, mais plutôt un manque de temps pour régler ce qui me tracassait avant de partir. Mon esprit étant beaucoup plus libre depuis les derniers jours, je pus donc prendre mon avion hier soir et aterrir ici ce matin. Vous pourrez donc vous expliquer que mon état de fatigue avancée, ajouté à l'emmerdement d'un clavier AZERTY, aditionné à quelques gorgées de bon rouge donnerons un texte possiblement assez décousu que je décide de vous présenter en point form, pour la forme...

- Dans mon appart il y a une fenêtre au plafond qui va me permettre de me faire bronzer dans mon lit selon les heures de la journée. Persée peut donc dormir tranquille, je n'irai pas causer de commotion sur le bord des piscines parisiennes avec mon nouveau bikini!
- Il fait définitivement plus chaud à Montréal qu'à Paris. Une chance, dans mes 40 kilos de bagages, je devrais quand même trouver de quoi me vêtir...
- Je me demande quel âge peuvent bien avoir les poutres de bois apparentes soutenant l'appart? Je vous explique : le bois est brun très foncé, presque noir, coupé à la main et il n'y a pas de clous qui tiennent les poutres entres elles; seulement des morceaux de métal pointu se rapprochant davantage de l'époque de Rahan que de la mienne ! (Mais oui, vous savez : Rahan fils des âges farouches; Rahan, plus vite que le vent...)
- Il faut aussi mentionner que l'appart est carrément collé au château de Vincennes ! Vraiment, un peu plus et je dormais dans la chambre du frère du roi ! Ce qui veut dire que la maison où j'habite doit être l'une des premières a avoir été érigée autour du château. Finalement, je devrais pouvoir dire qu'il est possible que le bois qui m'intrigue tant provient d'un arbre sous lequel Louis XIV s'est peut-être arrêté pour embrasser Mademoiselle de LaVallière... Ceci me conviendrait tout à fait !

- Vincennes est décidément un quartier très sympa, rempli de petites boutiques, de restos et de magasin très utiles. Je reviens tout juste de l'épicerie où 6 nectarines ont coûtées plus chères qu'une bouteille de Côtes du Rhône 2004 ! En effet, comme je m'y attendais, je n' ai pas trouvé de Shiraz, que j'adore, mais le mélange de Grenache et de Syrah que j'ai déniché, après de très longues minutes d'hésitation, me plait autant.
- Résumons : aujourd'hui arrivée et installation; demain: exploration !
Andromède vous souffles mille baisers de l'autre côté de l'océan...

vendredi 1 juin 2007

Pixelle, Léon et les voielactiens

Ma chatonne est amoureuse.

Et moi, mauvaise mère, je ne m'en suis aperçu qu'hier !

Bien opérée depuis quelques mois, cela fait tout de même plusieurs semaines qu'elle tourne dans la maison en faisant des mieulement/roucoulement tout en regardant le plafond. C'est hier, lors d'une sortie sur le balcon que nous avons enfin compris l'empressement de Pix à prendre de l'air ! Elle a un amoureux secret, que nous nommerons Léon, qui vit sur le balcon du dessus. Le plus adorable, c'est lorsqu'elle se met dans la fenêtre et regarde vers le haut dans l'attente de voir son ami apparaître. Et lorsque que les maîtres de Léon se décident finalement à lui faire faire du balcon, vous devriez entendre ma Pixelle se démener pour y aller elle aussi! Lorsque j'accepte de la libérer enfin, elle va se planter à une extrémité de la galerie et regarde vers le haut, dans le coin où s'installe Léon.

Léon est un peu maniéré, mais ce n'est pas vraiment sa faute. Pouviez-vous dire quelque chose, vous, à deux ans lorsque vos parents vous affublaient ridiculement? Bon, Léon non plus ! L'amoureux de Pixelle arborre donc cette éclante queue de lion qui réduit selon mes standards son sex-appeal, cependant la queue de lion a peut-être le même effet sur les chattes que le faux-hawk sur les jeunes filles... allez savoir !

Cependant le clou du spectacle, à mon avis, reste probablement la réaction très protectrice de Persée qui angoisse dès que la porte s'ouvre, de peur que Pix ne fugue pour aller rejoindre son Léon. Persée ferait un très bon chaperon et je n'ai plus aucune angoisse, mes futures filles resteront probablement vierges jusqu'à leur 16 ans lorsque leur père leur remettra la clé de leur ceinture de chasteté.

****

Parlant de progéniture. Avez-vous vu la une illustrée du Devoir d'hier ? Andromède était vraiment écroulée de rire (le manque de sommeil aidant). Alors, afin de dissiper toutes craintes chez nos descendants respectifs, permettez-moi de faire les mises aux points suivantes: les habitants d'Andromède aiment la diversité et n'essaieront jamais d'assimiler les voielactiens contre leur gré. Cependant, si ceux-ci souhaitent s'intégrer aux habitants de notre galaxie, il nous fera énormément plaisir de les accueillir dans notre monde où l'amour libre, l'athéïsme et le "on s'en fout de quoi t'as l'air" sont les valeurs fondatrices. Cependant, une mise en garde : il est totalement interdit sur Andromède de former quelque culte que ce soit. En effet, les habitants d'Andromède apprennent dès leur plus jeune âge que la vérité est toujours relative à celui qui l'énonce. Toute croyance définitive étant donc interdite, les Andromèdiens vivent dans l'instant présent et le respect de tous. Alors, si vous en avez assez d'un monde où les dieux ont servit de prétexte pour l'anihilation périodique de ses habitants, venez nous rejoindre sur Andromède !

Andromède: la galaxie où rien n'est certain! Quel slogan... Je crois que ma carrière de publiciste va commencer et s'arrêter ici !