jeudi 27 septembre 2007

Glissades d'eau

Suite au commentaire d'Ulysse qui voulait en savoir plus sur les menaces plannant sur nos glissades d'eau québécoises, Andromède a décidé de se faire porte-parole de ses chutes du bonheur.

Andromède ADORE les glissades d'eau ! Les glissades d'eau et les montagnes russes aussi d'ailleurs !

Personnellement, Andromède essaie de profiter de tous les petits bonheurs de la vie: la couleur de la tour du centre Eaton sous la pluie, les deux guitaristes motivés de Berri-UQÀM, ce genre de choses. Mais les glissades d'eau et les manèges restent ses petits bonheurs préférés. Andro adore sentir son coeur se serrer dans une descente rapide, avoir l'impression de prendre de la vitesse dans une pente apique et faire un gros splash en arrivant ! C'est l'activité (extérieure, il va sans dire...) qu'elle pratique qui lui procure le plus de sensations fortes.... Andro est peut-être une praticienne des sports extrèmes qui s'ignore, allez savoir !

Alors, cher Ulysse, pour en revenir sur LA menace plombant sur mes glissades d'eau chéries, je n'ai que deux mots pour toi: L'HIVER ! Dû à son été parisien, Andro n'a pas pu les fréquenter cette année et en est très attristée. Je rêvais donc la nuit dernière de centraliser l'ensemble des glissades d'eau québécoises sous un immenses dôme de verre sur l'île Ste-Hélène.

Habituellement, c'est le genre de rêve que je faisais quand j'avais 10 ans... mais il faut croire que la nuit de mardi m'a ramenée quelques années en arrière et je me voyais sautant jusqu'en haut des glissades (avec mon superspring caché dans mes talons) et les dévaler à toutes vitesses en poussant des cris de joie vêtue de mon nouveau bikini aérodynamique.

Que voulez-vous, on a les rêves qu'on peut ! Et, sincèrement, celui-là était tout simplement satisfaisant !

Quelqu'un veut tenter une analyse ? :-)

mercredi 26 septembre 2007

Andromède pompée

Ok, vous vous souvenez comment hier Andromède n'arrivait qu'à vous prouver son ambivalence inhérente ? Et bien, en se réveillant ce matin, elle a finalement trouvé un sujet qui déclenche en elle des réactions vives, pour ne pas dire violentes : l'idiotie et la mauvaise foi.

Alors que dans mon rêve j'essayais de sauver les glissades d'eau du Québec (!), j'ai senti quatre petites pattes trottiner délicatement sur moi. Miss Coco faisait son exercice matinal. À l'idée de la petite boule de douceur qui se collait contre moi, j'ai décidé que ça pouvait être un bon moment pour m'éveiller. Ouvre un œil, ouvre deux yeux, ma main trouve la petite boule de ouate qui s'est blottie contre mon ventre, puis mes oreilles commencent à porter attention aux sons ambiants. Tient, la radio se met en marche. C'est Christiane Charrette, il est donc passé 9h. Affairée à donner à la mademoiselle poilue sa dose d'affection pour la journée, ça me prend un certain temps pour comprendre de quoi il s'agit.

Et c'est là que j'entends un homme parlé. Certain le décrirait comme étant bon vivant et coloré, selon moi c'est un con de première armé de toute la mauvaise foi du monde. En général les cons ne me dérangent pas trop. Mais ceux qui s'arment de mauvaise foi me donnent envie de rugir et de donner des coups de poing dans mon oreiller. Qui est cet heureux élu? Un élu justement… le maire de Saguenay, Jean Tremblay. Vous savez cet huluberlu qui veut ramener la prière dans son conseil municipal… Le maire affirme qu'il ne devrait pas avoir à se cacher pour faire sa prière si tous les membres de son Conseil sont d'accord. Qu'ensemble, les vingt conseillers et lui devraient pouvoir dire une prière avant de commencer l'Assemblée étant donné qu'aucun d'entre eux ne s'y oppose. Et c'est là qu'il se mérite son titre de Con du jour, car il continue : Que si ça continue comme ça, les athées de la société, qui sont les seuls à s'opposer à son idée, vont finir par vouloir enlever la croix sur le Mont-Royal et modifier tous les noms de rues et de villages qui commence par Saint.

Je vous jure, j'ai entendu ça de mes oreilles même, il y a quelques minutes ! Criss, on n'est pas au temps de la Révolution française st-ciboire !!!!!!!!!!! On ne brûle pas les moines et les nonnes, on ne transforme pas les églises en écurie et surtout on ne renomme pas les noms à caractères religieux. Y'é donc ben innocent lui ! Monsieur Jean Tremblay se demande pourquoi il devrait se cacher pour prier, pourquoi "une clique" réclame qu'on enlève le crucifix à l'assemblée nationale ! M'a t'expliquer ça moi Ti-Cass : la séparation de l'Église et de l'État, ça veut dire que si tu pries, tu le fais chez-vous ou dans une église ou dans la nature perdu dans un champs. Pourquoi tu ne peux pas prier dans ton hôtel de ville ? Parce que dans ton hôtel de ville, tu représentes l'ensemble des citoyens de la ville de Saguenay, même ceux qui ont pas voté pour toi, pauvres eux! Pourquoi on devrait enlever le crucifix de l'assemblée nationale? Parce que là où siègent les représentants du peuple du Québec, il ne devrait pas y avoir de signe faisant en sorte que des citoyens se sentent exclus. Et si la valeur historique de ce crucifix est réelle, ben mettez-le dans un musée ! Moi, j'aime à penser que quand les gens qui me représentent prennent une décision pour l'État, ils le font sans avoir au dessus de leur tête un symbole religieux. La religion et la foi c'est une affaire privée qui devrait restée privée. Nos institutions ne devraient pas en être les porte-étendards. Ou sinon, à l'assemblée nationale, qu'à côté de leur crucifix, ils exposent un symbole pour CHACUNE des religions vécue par les Québécois. Pas juste les grandes religions, TOUTES ! Je vois ça d'ici ! Le beau bazar ! Est-ce que ça fait plus de sens ??? Bon non, c'est complètement ridicule ! Voulez-vous ben m'enlever le crucifix de là et, gens de Saguenay, élisez un nouveau maire aux prochaines élections. SVP. SVP. SVP.

mardi 25 septembre 2007

Ambivalence et nostalgie

À la recherche de quelque chose à vous écrire, Andromède s’est mise à énumérer pour elle-même les sujets d’actualité qui pourraient susciter de sa part une opinion franche et tranchée. Vous savez, quelque chose qu’elle pourrait partager avec vous en s’indignant légèrement et en rigolant un peu…

Cependant, il appert que rien ne provoque ces temps-ci ce genre d’opinion chez Andromède. Interviewée dernièrement sur la rue Saint-Denis par une journaliste de la radio de Radio-Canada, elle a d’ailleurs livrée en 10 longues minutes la preuve vivante de son ambivalence ambiante :

- Est-ce que je trouve qu’il faut sauvegarder la forêt boréale ? Probablement. J’en sais rien. Richard Desjardins le dit. Guy Chevrette est contre. Quand on me présentera des faits ne provenant pas de gens à l’opinion biaisée je reconsidèrerai la question. Pour l’instant je n’ai pas assez d’informations pour avoir une opinion.

- Est-ce que j’approuve les stratégies de Greenpeace ? L’activisme extrémiste ne me touche pas et je n’ai pas à approuver ou non, ils savent ce qu’ils font lorsqu'ils rameutent faussement la presse mondiale autour des bébés phoques. Ils manquent donc parfois de discernement.

- Est-ce que je pense que les gens approuvent les stratégies de Greenpeace ? Je n’en sais rien. Probablement pas quand le sort économique de leur région dépend d’un projet dénoncé par le groupe écologiste.

- À mon avis, pourquoi Greenpeace agit-il toujours au moyen de coups d’éclat ? Sans doute pour attirer l’attention des médias et des gens sensibles à ce type de stratégies.

-Donc, est-ce que je trouve que Greenpeace utilise de bonnes stratégies ? Leurs stratégies ne me touchent pas, mais ils ont dû faire une étude marketing pour savoir quels étaient les moyens les plus efficaces pour faire parler d’eux. Ils sont meilleurs juges que moi là dessus.

Sourire de la journaliste. Elle ne m’a pas demandé mon nom. Je ne pense pas être incluse dans son reportage.

Ben oui, il faut être naïf pour penser que Greenpeace n’engage pas de finissants en communication-marketing. L’intelligence des étudiants en communication-marketing fut d’ailleurs démontrée ce week-end lors de la première d’Occupation Double, dimanche, alors qu’une de ses étudiantes fut choisie comme participante.

Quoi ? Vous trouvez mes barèmes d’évaluation non pertinents ?

D’accord, j’admets que mes commentaires sur les étudiants de communication-marketing sont complètement gratuits. Ça l’air que mon bureau de l’UQÀM me rend élitiste. Une élitiste à l’université du Peuple! Vite, sauvez-moi, car l’asso étudiante va venir me kidnapper pour me bruler en effigie lors de leur prochaine réunion portant sur un vote de grève !

Tiens, un autre sujet où je pourrais avoir une opinion tranchée. Une grève étudiante. Pourtant, encore une fois, je n’ai pas d’opinion toute faite. Étant à la maîtrise, la grève ne me touchera pas. Je vais continuer à travailler toute seule dans mon coin, je vais continuer mon contrat de recherche… et rien. Tiens, j’irai peut-être à une manif si le slogan est bon. Ok, je me force… mon opinion? L’université devrait être gratuite au bacc et, aux études supérieures, on devrait nous payer pour compléter une maîtrise et un doctorat ! Les chances que ça l’arrive ? À peu près proportionnelles à celles de l’indépendance du Québec ! Alors…

Ok, donc ça c’était pour illustrer la partie « ambivalence » du message. Maintenant, la partie « nostalgie ».

Ce midi, j’ai eu l’idée saugrenue de vouloir manger.

Oui, vous savez, cette activité que l’on répète ad nauseam au cours de notre vie… Car ce qui est moche avec la faim, c’est qu’elle revient tout le temps ! Comme le soleil qui se lève… où les grèves étudiantes à l’UQÀM, tiens!

Donc, il est midi et je veux manger. Ma première idée : La Ferme. Le hic, c’est que ce resto est à Paris. C’est alors que s’abattit sur moi une vague de mélancolie. Je m’imaginai au coin de St-Honoré et St-Roch plutôt que Ste-Cath et St-Denis… (C’est Saints, ils sont omniprésents quand même!). Bref, je me suis vue sortie de l’Opéra, marchant sur le grand boulevard haussmanien jusqu’à La Ferme, me commander un Café au lait et un Pasteis et me prendre un sandwich fucké, pour plus tard, quand j’aurais faim dans l’après-midi. Alors, j’ai pensé au nouveau resto self-service du même genre qui a ouvert face à l’UQAM sur St-Denis. Mais, tout m’y a semblé plate. Même pas de sandwich au fromage de chèvre et confitures d’oignons. Alors je suis sortie l’air dépité pour me diriger vers le Kilo qui vient d’ouvrir à côté. J’ai commandé une salade Popeye : épinards, mandarines, luzernes, champignons, amandes et tranche de pain pumpernickel. C’était excellent. Mais ce n’était pas la Ferme et la fille à la caisse avait les cheveux rouges et noirs, plein de percing et pas d’accent français. Ok, c’est chouette. À Paris, arrangée comme ça, elle n’aurait jamais pu travailler. Ici, elle passe inaperçue… elle n’avait même pas de tatouages sur le visage, tsé veut dire !

Morale de cette journée ? L’ambivalence et la nostalgie ne font jamais bon ménage et mènent souvent au cynisme, jusqu’à temps de se faire servir par une jeune fille au eye-liner omniprésent...


samedi 15 septembre 2007

Rien à faire

Persée sifflote dans la maison alors que je viens de lui demander « on n’a pas du Gershwin? »
Miss Coco dort, le nez confortablement installé contre Pix.
Le four pré-chauffe et la tarte aux pommes prend la température de la pièce.
Et moi j’écris.

N’ayant pas de Gershwin, Persée me met du Debussy…
Lui et moi on ne connaît pas le même Debussy…
Le sien fait faire du Jazz aux instruments à vent,
Le mien faisait rêver l’âme romantique de mes quatorze ans…

Pas de devoirs immédiats, pas de job à préparer, pas de ménage express à faire, aucun livre en lecture, aucune série télé à regarder, personne à voir, wow…

Ça n’arrive pas assez souvent…

Que des trucs cool à envisager,
Rien faire quelques heures de plus.

Dès fois, le bonheur ça goûte pas épicé.

Bonne journée

mardi 11 septembre 2007

Entre deux résumés analytiques...

Si vous avez parlé à Andromède dernièrement, vous savez que son activité principale en ce moment consciste à résumer et à analyser... C'est le désavantages d'être une procrastinatrice perfectionniste !

J'ai essayé de travailler à la bibliothèque des Arts la semaine dernière, au début ça marchait bien, mais, vraiment, une visite à l'UQÀM implique beaucoup trop de contacts humains, et ceux-ci me permettent beaucoup trop facilement de détourner mon attention de ma quête finale!

Ainsi, j'ai dû y renoncer pour l'instant... Alors je suis sagement à la maison, et vous, chers amis, êtes représentés dans mon imaginaire enflammé tels autant d'Ève tentatrices essayant de me faire goûter la pomme que représentent les plaisirs de la société !

Je vous préviens, bientôt, Andromède n'en pourra plus! À force de lire, d'écrire et de rêver de la Femme fatale, je prévois bientôt une sérieuse indigestion d'esthétique décadente et de thèmes symbolistes! (Pour ceux d'entre vous qui font : "Hein quoi ?!" sachez que cette dernière figure de style implique la connaissance de mon sujet de maîtrise...)

Donc, en attendant de retrouver ma liberté, je suis dans mon appart en compagnie des mes deux filles qui se battent pour mon affection. Non, non, je n'ai pas secrètement accouchée de jumelles durant mon séjour à Paris, il s'agit ici de faire feu de tout bois... bref, je parle ici de mes deux chattes! Si vous suivez les aventures de Persée sur son blogue vous savez certainement que la famille Pondorrioulx s'est élargie dans les deux dernières semaines avec l'arrivée sous notre toit de Mademoiselle Coco, la plus jolie chose que la terre ait portée !

Je pressens déjà votre prochaine question... Pondorrioulx ??? Et oui ! Il s'agit bien d'un anagramme littéraire réunissant les titres familliaux d'Andromède et de Persée, composé dans un moment de délire. Zola s'en est bien sorti avec les Rougon-Maquart, je ne vois pas pourquoi on devrait se priver avec les Pondorrioulx !

Bref, pour en revenir à Pixelle et Mademoiselle Coco, tout ne fut pas rose, loin s'en faut, au départ. Cependant, au cours des derniers jours, des liens se sont tissés et elles s'entendent aujourd'hui comme larrons en foire! Moment sublime, alors que je revenais d'une errance bien méritée au rayon des cosmétiques de ma pharmacie préférée, j'ai eu le bonheur de découvrir mes deux puces côte-à-côte sur la table, la grande laissant même le bonheur à la petite de lui faire quelques "patte-patte" enfantins dans le pelage... Vous savez ce geste adorable des pattes que conservent les chats de l'époque où ils têtaient leur mère ? Parce qu'elle s'est laissée faire, je pense que ma Pix commence à apprécier son rôle de grande soeur...

C'est ainsi qu'Andromède décide de vous offrir le moment cute de votre journée, admirez, admirez, car ce sont pour l'instant nos seules héritières spirituelles !


vendredi 7 septembre 2007

Prisonniers

Ça vous est peut-être déjà arrivé… oui, ça vous est sûrement déjà arrivé… ce moment de votre vie où vous seriez prêt à vous couper un bras pour pouvoir disparaître dans une solitude immense et tranquille, loin de vos repères trop connus, hier amarres, aujourd’hui geôliers.

Andromède qui se sent prisonnière chez-elle. Et les yeux de Persée… vous devriez voir les yeux de Persée… Il me semble que lorsque je m’y mire je peux voir la supplication secrète : On câlisse-tu toute ça là ? S’il te plaît, dis oui et amène-moi vivre au bout de la Gaspésie où il n’y aura que nous, nos respires et nos écrits.

Persée est enfermé, Persée tourne en rond. Persée pour briser les fers de sa vie qui lit Désobéir de Thoreau et autres textes fondateurs de l’anarchie. Mon Persée qui doit se dire qu’en libérant son esprit, il se sentira peut-être un peu moins à l’étroit dans sa vie de 8 à 5.

Et moi Andromède qui le regarde se démener et l’admire. Parce qu’Andro a déjà été là… quand mes actes de résistances consistait à porter mon chandail du Che pour aller enseigner chez RBC. Là où Andro était désespérée, Persée lutte encore et décide de plonger dans la littérature de résistance. C’est beau de voir son amoureux pourfendre les méduses pour se libérer lui-même.

Alors Andromède étudie, travaille et écrit, pour un jour en venir à bout. Pour un jour pouvoir dire à son amoureux : vas-y, disparaît, je tiens le fort, t’inquiète de rien, ma job va faire le reste !

Persée tient le fort depuis un bon moment déjà pour permettre à Andro d’étudier et de peu travailler. Ces temps-ci Andro le sent s’écoeurer, alors tout ce qu’elle peut faire c’est étudier, étudier, étudier. Parce que son petit doigt lui dit que c’est par là que se cache sa vraie liberté.

Alors, vous m’excuserez, occupée de survie je n’ai que très peu blogué.

Mais ça viendra, mon rythme reviendra…