Vous connaissez cette habitude qu’on les chats de longer les murs lorsqu’ils sont malades ?
Andromède, elle, adopte un comportement similaire lorsqu’elle se sent crouler sous la pression.
Pression… quelle pression me direz-vous…
Oui, hein, quelle pression Andromède ??? Et bien chère alter ego, celle qui accompagne normalement toutes ces petites choses constituant le quotidien… prendre mes messages, rappeler les gens, faire signe à des amies, payer des factures, annoncer une nouvelle emmerdante, avaler une remarque blessante, travailler, étudier, écrire, aimer.
Vivre quoi !
Lorsqu’elle a l’impression de ne pas répondre aux attentes (en fait, à ses propres attentes) dans l’un de ces nombreux champs de compétence vital, c’est un kilo de pression qui vient jouer à l’équilibriste sur les épaules de votre constellation préférée. Lorsqu’elle se sent échouée, lorsqu’elle a l’impression de ne pas être adéquate, lorsqu’elle s’éloigne de son idéal ou lorsqu’elle s’enfarge dans un de ces domaines de prédilection, l’Andro se courbe et, à la fin de la journée, de la semaine ou de l’année, c’est huit lutteurs sumo qu’elle a l’impression de porter sur son dos.
Et vous, chers lecteurs, venez d’assister en exclusivité à la conséquence première d’une pression atmosphérique démesurée sur le cœur d’Andromède : elle se tait, n’écrit plus. Ensuite elle cesse de lire… puis de manger… et, bientôt, aussi de boire du café.
Ce week-end, j’en étais rendue au café… À partir d’un certain stade, le rush de caféine ne fait qu’accentuer mon impression d’étouffer. Et rajouter un lutteur sumo supplémentaire sur les huit déjà accumulés n’était pas une très bonne idée. Mais ce qui m’a vraiment achevée, c’est quand Persée m’a raconté que depuis une semaine je geignais constamment dans mon sommeil. Ce cri d’animal blessé j’ai réalisé que je le ressentais à longueur de journée. Mais c’est durant la nuit, à mon insu qu’il s’exprimait. Alors je me suis dit que c’était assez, il me fallait recommencer à respirer.
Mais comment me défaire de cet échafaudage de Japonais obèses qui m’oppressaient ?
Kilo par kilo, il me fallait donc asphyxier les lutteurs sumo. Un à un, leur enlever leur raison d’exister et, petit à petit, faire disparaître mon envie de me fondre avec le plancher. Alors, j’ai rappelé un tel, écrit à l’autre, envoyé promener celui-là, payé celle-ci, rédigé le truc, travaillé la chose, etc.
Une chose à la fois et chaque chose en son temps comme dirait l’adage…
Et bien, je ne pense pas que ma technique mérite encore d’être certifiée ISO 9001, mais ce matin j’ai pu déjeuner, et hier, boire du café. En plus, je pense que Persée s’est mis en tête de me remplumer car il a recommencé à cuisiner. Alors, aujourd’hui Andro a pu travailler, ce soir j’ai enseigné, et, là, je suis à mon clavier et je vous raconte mon mois de janvier, mon mois de février.
Ce n’est rien de très compliqué, j’ai remarqué. Rien de très fancy, je sais. Mais c’est moi… Andromède est là et les lutteurs sumo se sont envolés !
Avant de vous quitter, je voudrais partager avec vous mon graffiti coup de cœur de la journée, lu sur un des nombreux mur bétonné de mon université, vous comprendrez peut-être pourquoi, mais il m’a parlé et bien fait rigolé :
« Faute d’intérêt général ,
Demain n’aura pas lieu ».
Maintenant, méditez et discutez !
1 commentaire:
Andromède se défait de ses chaines, Cétus est défait! Est-ce que les lutteurs sumo se nommaient Mira, Deneb et Menkar?
Enfin... Content de voir que tout se remet en place, chère Andromède.
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